L’affaire Eric DUPIN

Vous avez sans doute remarqué ma petite bannière de soutien (merci Cédric) à  Eric Dupin, attaqué en justice pour un méchant fil RSS parlant de la vie privée d’un acteur connu.

Si l’on ne peut prévoir qui va sortir gagnant de ce procès, la justice étant très en retard en terme d’Internet, d’ores et déjà , je peux vous dire que « l’acteur connu » va perdre la bataille de l’Internet. Pourquoi ? Parce que dès que l’on saura son nom, et bien le buzz va se déclencher, les passions vont se déchainer, les pings, s’enchainer, les trackbacks s’entremêler sur le nom de cet acteur, le tout couplé à  de jolis sobriquets, des noms d’oiseaux inévitables en provenance des trolls et puis aussi des mots moins reluquants, tel que ridicule, pour ne parler que de lui.

Vous voulez des antécédents, j’en ai:

– L’affaire de Petite Anglaise, virée pour avoir parler de sa société sur son blog. Elle a gagné son procès, et le nom de son ex-employeur, la société Dixon Wilson, est désormais irrémédiablement lié à  cette affaire.
– L’affaire Guillaume Tena (Guillermito) attaqué par la société Tegam pour contrefacon. En fait, Guillermito avait mis en évidence certaines faiblesses dans leur antivirus. Que dit Google de cette société aujourd’hui disparue ?

Bref, il est fort à  parier que désormais Google nous sortira systématiquement quelque chose de pas très sympa lorsque l’on fera des recherches sur le nom de l’acteur. Je suis même persuadé que certains se feront une joie d’aller vite mettre à  jour l’inévitable page Wikipedia affublée de sa quasi inévitable première position avec tout plein de détails sur cette affaire. Si j’avais été acteur, j’aurai quand même évité ce genre de mauvaise publicité. Après tout, je suis bien payé parce que l’on m’aime.

Je terminerai en disant que contrairement à  certains, je ne crois pas du tout à  une opération de com, montée de toute pièce: le risque est trop grand d’un point de vue image pour un acteur et puis clairement, il y a quand même d’autres façons de communiquer que les tribunaux.

Je vous envoie du trafic de M

Alors ça y est, vous l’avez votre site ? Vous avez grassement payé l’agence web du coin, à  coup de milliers d’euros et après des mois et des mois d’efforts, il est enfin en place. Cool, ça. Enfin, vous auriez pu le faire développer en Inde pour quelques centaines d’euros, et en une semaine, il était prêt. Enfin, c’est vous qui voyez. Bon, alors ce site, il est tout beau, flambant neuf, mais il lui manque quelque chose de vital: du trafic. Alors, vous vous renseignez à  droite à  gauche, vous l’inscrivez sur plein d’annuaires, vous vous payez une campagne au clic, et vous êtes même tentés par un chti coup de spam; mais au dernier moment, vous vous rappelez votre enfance judéo-chrétienne, maman et le lycée Notre Dame des Oiseaux et vous revenez à  la raison.

Nous sommes maintenant un an plus tard: votre boite mail déborde de spams en provenance d’obscures annuaires, et votre trafic stagne à  75 visites par jour; mais après avoir examiné d’un peu plus près les stats, vous vous êtes rendu compte que vous êtes principalement la source de ce trafic, juste derrière le Google bot . Côté argent, vous êtes arrivé à  générer une vente, en fait un gars qui croyait acheter un DVD de ucques alors que votre site est plutôt spécialisé dans les formations tricots en ligne et, bonne nouvelle, vous êtes à  12 dollars d’Adsense; courage, on va y arriver ! Malheureusement, cela commence à  vous couter cher toute cette histoire: le dev, la maintenance, l’hébergement, et le nom de domaine en .info que vous payez 50 euros par an.

Découragé, vous avez envie de tout laisser tomber; mais au dernier moment, vous avez une idée de génie: vendre votre site. Au moins, vous n’aurez pas tout perdu dans l’histoire. Vous vous rendez donc sur un marché, et un type nommé dave_xor_1976 vous envoie un PM (private message) demandant les stats de votre site, ce que vous vous empressez de faire. La gars vous rigole au nez: le site n’a franchement pas assez de trafic. Vous êtes au bord de la dépression quand vous rencontrez sur un blog un type cool qui vous montre une tactique géniale.

Puisque le site n’a pas assez de trafic, et bien on va en fabriquer. Heu, là , je pige pas, fabriquer du trafic. Oui, m’sieur, mais du trafic de M, pas celui qui vous paye en cliquant sur vos pubs. Le but, c’est d’abord de gonfler artificiellement les stats pour ensuite récupérer du trafic légitime. Mais c’est bien légal ça ? On risque pas d’avoir des soucis avec l’URSSAF ? Je fais comment pour le déclarer ? Toi, tu voterais pas Sarko, par hasard ?

Allez, allez, dis-nous comment on fait, moi aussi, je veux conquire le monde avec mon site de tricots en ligne.

Ok, le coeur de cette infecte machination est la commande Wget, une bête petite commande en ligne qui vous permet d’aller chercher une URL. Cette commande est livrée en standard sous Nunux, mais elle existe aussi sous Fenêtre2000/XP/ViceTA.

Je vais tout simplement aller chercher des dizaines, des centaines des milliers de fois mon site cible avec ma commande Wget que j’aurai mis dans un bête script. Je peux même me payer le luxe de bricoler le référent, l’adresse de la page qui a conduit le client à  la page courante, afin de faire croire à  ma victime quiconque que son trafic vient d’une autre source.

La voilà , la voilà , la commande:

wget –referer=http://www. pagasa. net -O /dev/null -t 3 -T 20 -v -a log -U « Mozilla/4.0 (compatible; MSIE 6.0; Windows NT 5.1 ) » www.site-de-tricot.com

J’explique:

  • –referer me dit que www.pagasa.net est le site référent
  • -O envoie toutes les sorties à  la poubelle (/dev/null ou nul sous Windows)
  • -t 3 dit de faire trois tentatives lors d’un échec de la commande
  • -T 20 est le timeout exprimé en secondes
  • -v affiche un maximum d’informations (verbose)
  • -a log enregistre toutes les informations dans le fichier log
  • -U et le reste camoufle le bot en bête navigateur Windows. (Certains sites comme Google n’aime pas trop Wget qui trahit trop facilement sa présence)
  • www.site-de-tricot.com est ma cible

Bon, c’est bien joli, tout ça, j’ai crée une commande qui va chercher la page d’accueil de www.site-de-tricot.com en me faisant passer pour un lien de Pagasa. Il faut maintenant que le trafic vienne de plusieurs endroits à  la fois. J’ai pour cela mes très grands amis les proxy, à  ma disposition. Je récupère donc une adresse de proxy (qui marche ;-) et je positionne la variable qui indique à  Wget qu’il doit utiliser un proxy:

export http_proxy= »http://192.168.0.1:3128″

Avec 192.168.0.1 comme adresse de proxy et 3128 son port. Je lui ajoute un petit délai via la commande sleep, c’est mieux pour ne pas se retrouver à  cours de sockets et finalement lui colle mon wget du dessus. Voici toute la commande:

export http_proxy= »http://192.168.0.1:3128″ ; sleep 5; wget –referer=http://www. pagasa. net -O /dev/null -t 3 -T 20 -v -a log -U « Mozilla/4.0 (compatible; MSIE 6.0; Windows NT 5.1 ) » www.site-de-tricot.com

Je répète l’opération pour chacun des proxy que j’aurai trouvé. Si j’ai 1000 adresses, alors j’utilise l’outil le plus utilisé par les blackhaters: le génial Excel. Une fois que j’ai crée mes 1000 commandes, je les met toutes dans un script, par exemple trafic.sh que je rend exécutable: chmod 755 trafic.sh

Puis je le lance en tâche de fond et à  intervalles réguliers, disons toutes les 30 secondes et ce 10 fois de suite:

./trafic.sh &

Ici, j’aurais donc généré 10 visites de 1000 visiteurs uniques. En réalité, ce sera moins car certains proxy planteront à  coup sà»r, mais dans l’ensemble, je suis certain de créer des milliers de visites en un temps assez court. Par contre, allez vous coucher car votre bande passante risque d’en prendre un coup :-O

Alors la finalité de tout cela, c’est quoi ? Et bien, je vous énumère toutes les possibilités:

  • Comme je l’ai déjà  dit, aider notre pauvre malheureux et son site de tricot à  gonfler ses stats pour qu’il puisse le vendre plus facilement sur un marché. Mais c’est de l’escroquerie pure ? Absolument, donc mef ! Quand vous achetez un site, ne vous fiez pas à  n’importe qui.
  • Faire une farce à  un de vos collègues en lui prévoyant pour jeudi une explosion de son trafic sur son site de rencontre pour chats.
  • Impressionner la petite mignonne des RH qui débute avec son blog en vous faisant passer pour un expert SEO qui va l’aider à  avoir du trafic.
  • Faire des tests de montées en charge pour tuner votre serveur Apache.
  • Etre premier sur un top site. Le top site établit un classement des meilleurs sites en fonction des entrées et des sorties. En générant une entrée toutes les minutes, vous allez rapidement vous retrouvez en tête du classement et ainsi générer du véritable trafic.
  • Créer du trafic depuis Youtube. Il semble que beaucoup de personnes l’ignore mais les vidéos les plus regardées sur Youtube sont de véritables usines à  trafic. Pourquoi, et bien vous n’avez qu’à  visualiser cette petite vidéo que j’ai faite à  Sydney pour vous en rendre compte. C’est tout simple: elles comportent une URL en intro et/ou en conclusion. Croyez-moi, si votre vidéo a été vue 90000 fois, vous avez beaucoup de chances d’avoir énormément de retombées dans votre trafic direct.
  • Etre en tête du meilleur référent. Certains sites (dont souvent ceux de ucques) récompensent leur partenaire qui leur envoie du trafic en leur renvoyant un backlink gratuit. Notez que bien souvent il s’agit de Google. Un petit exemple sur cette page.

Voilà , j’espère que vous avez compris. Le trafic de M a son utilité et s’il est bien utilisé, discrètement et régulièrement, il peut facilement vous générer du véritable trafic, source de profit. Mais chut, je ne vous ai rien dit et surtout n’oubliez pas : c’est mal !

Un charmant petit village autrichien

Un charmant petit village au nom évocateur, situé près de la ville de Tarsdorf, en Autriche. Le panneau à  l’entrée du village est une particularité unique au monde, puisqu’il s’agit du panneau le plus volé d’Autriche.

Je traduis: Pas trop vite, s’il-vous-plait !

Espèrons que Monopoly Autriche ne nous fera pas un remake de notre fameux village de Montcuq !

Les belles voitures de l’Auto Rencard à  Sathonay-Village

Quelques photos de voitures prises lors du dernier Auto Rencard de Sathonay-Village, au nord de Lyon.

Les Buicks y étaient particulièrement bien représentées.

Buick
Buick
moteur de ferrari

 

Pagasa est de retour

Pagasa est de retour. Après quelques mois d’absence, je reviens avec un site entièrement revu à  base de l’excellentissime WordPress.

Ces derniers temps, j’ai beaucoup réfléchi au devenir de ce site. A l’origine, j’avais acheté Pagasa uniquement pour avoir mes propres adresses emails. C’était en 2003. A la longue, j’ai fini par en faire un site sur Sendmail et sur ma grande passion du moment: Counter-Strike. C’est d’ailleurs à  cause de ce glorieux passé que Pagasa est blacklisté par certaines listes qui le voient comme un site de jeu; dommage pour certains, ils loupent des informations les concernant :-)

Il y a de cela deux ans, j’ai tout transformé à  la sauce blog, c’était dans l’ère du temps et étant moi même écrivain, l’idée m’intéressait. J’ai commencé à  y installer quelques scripts que j’avais développé, et puis aussi quelques articles parfois un peu particulier. Je me suis bien amusé, mais ce qui était, à  l’origine, qu’un développement PHP a fini par ne plus du tout être adapté. En fait, plus le temps passait et plus j’avais des choses à  dire. Malheureusement pour moi, comme tout se faisait à  la mano, cela devenait de plus en plus difficile de suivre une cadence régulière de publication.

Je m’explique: comme Pagasa n’était pas un logiciel de blog, type WordPress ou autre, alors pour chaque article que j’écrivais, j’utilisais vi, et codais ensuite l’article dans cette machine infernale qu’était Pagasa: il fallait que je crée le plan, les url, les meta, etc.
Le cauchemar a été encore plus intense quand j’ai commencé à  y intégrer la gestion des commentaires. Il me fallait pratiquement plus d’une demi-heure pour mettre en place un article. Dommage car j’avais souvent envie d’écrire mais cette partie me rebutait à  chaque fois.

J’ai commencé à  travailler sur une hypothèse de script qui faisait tout en automatique, grâce à  Perl et des templates, mais je me suis vite rendu compte que j’allais dans une mauvaise direction. D’autant plus que parallèlement, ma femme commençait à  toucher à  WordPress et elle blogguait à  une cadence infernale, ce qui, bien entendu, m’a rendu jaloux.

En octobre, il y a eu le concours Racheumeuneu qui m’a apporté pas mal de trafic, et aussi chose que je ne connaissais pas trop, de l’interactivité avec la blogo francophone. Jusqu’à  lors, je ne fréquentais pas trop, étant plus orienté sur la blogo US et leur gigantesques moyens. Mais bon, comme Pagasa est francophone (Ah bon), je me suis dit qu’il fallait peut-être faire quelque chose de ce coté là . C’était d’autant plus vrai que je me suis rendu compte que Pagasa n’était pas bien incorporé à  cette blogo francaise.

D’abord, je dois dire que la gestion des commentaires était beaucoup trop rudimentaire, et celle des pingback inexistante, ce qui est somme toute dommage, surtout pour un blog, enfin pour un programme qui tente d’être un blog.

Pour pallier à  ce manque, j’avais commencé à  développer un petit machin en XML, mais je me suis vite rendu compte, lors du décorticage des sources de WordPress, que comme d’habitude, j’étais en train de réinventer l’eau chaude. J’ai donc pris la décision de tout migrer sur WordPress.

Cela n’a franchement pas été simple. Pourquoi ? Parce que je ne sais pas travailler simplement, il faut toujours que je complique tout; de toutes les manières, si ce n’est pas compliqué, moi, je n’y comprend rien. Demandez à  tous mes techs, ils vous le diront :-)

Il y a eu plusieurs difficultés: tout d’abord, j’ai dà» changer pratiquement toutes les URL, car évidement WordPress a sa propre façon de coder les siennes. J’en ai toutefois gardé quelques unes, trop stratégiques, en terme de trafic. Les autres, j’ai fait une bête redirection.

Oui, je sais, je garde toujours mon côté SEO, mais comme disait un australien avec qui je faisais du business, « I don’t like to break the Internet ».

Et puis, pour continuer avec le SEO, j’ai dà» faire pas mal d’aménagements. L’avantage que j’avais avec l’ancienne monture de Pagasa, c’est que comme je codais tout, je pouvais faire un maximum d’optimisation. Avec WordPress, c’est assez différent; j’ai toutefois été agréablement surpris: je suis arrivé à  90% de mes objectifs grâce aux nombreux plugins existant. Il faudra encore que je patch un peu le code WordPress; ça, c’est plutôt une mauvaise nouvelle car je vais devoir tout refaire à  chaque mise à  jour critique. Oui, même sous Nunux, il y a des Linux Update à  faire :-]

Autre grosse difficulté: intégrer tous mes scripts dans WordPress. Ce n’était pas forcément une partie de plaisir, mais finalement grâce à  Perl, j’y suis arrivé après des heures et des heures de codage. Je ne sais pas ce que je ferai sans ce fabuleux langage, mais bon sang que cela a été long :-|

Importer les commentaires a aussi été très fastidieux :-[

Voili, voilà , c’est prêt maintenant après plusieurs semaines d’efforts.

Je dois dire que j’ai été agréablement surpris d’avoir quelques partisans réclamant mon retour et disant qu’ils apprécient l’humour noir de mon blog; j’en suis très touché et vous promet pas mal de bonnes choses; maintenant que je n’ai plus à  devoir passer au travers du firewall de la boite pour écrire des articles via ssh/vi/bash et toute la clique, je devrais pouvoir plus facilement écrire sur des choses aussi passionnantes que le contenu de mon panier ménager au hard-discount du coin, ou comment générer sur son site web plus de 2000 visites à  l’heure.