Le business des proxy

Des moules, des frites et des proxy

Je sais que tout le monde s’en fiche éperdument, mais j’ai passé une bonne partie de mon existence dans le nord de la France, au pays des moules et des frites. A ce sujet, j’ai souvenir de la rue principale de mon patelin, où l’on pouvait dénombrer pas moins de 8 friteries. En dehors de ceci, il était possible de trouver des frites dans l’une de ces nombreuses caravanes à  petite cheminée en périphérie de la ville. On y servait des cornets avec supplément mayonnaise, camembert, maroilles et même pâté pour la modique somme de un franc.

Vous pouviez également opter pour un américain (les Belges appellent cela une mitraillette): vous prenez une demie baguette que vous coupez en deux, insérer-y une fricadelle (si vous savez ce que c’est), bourrez-le tout de bonnes frites non surgelées et mettez par dessus une bonne cuillère à  soupe de mayonnaise. Fermez le sandwich et agrémentez votre déjeuner d’une bonne bière belge ou chti, de quoi donner des cauchemars à  mes ennemis de chez mangerbouger point fr.

Malheureusement pour moi et sans doute heureusement pour mon taux de cholestérol, les circonstances de la vie ont fait que j’ai du m’éloigner de ce qu’il faut bien appeler un paradis culinaire. Me voici désormais dans une région où en une dizaine d’années, je n’ai jamais pu retrouvé ces sympathiques baraques à  frites, les autochtones du coin ayant de nettes préférences pour les grenouilles. Moi qui déteste la cuisine chirurgicale, celle qui vous oblige à  utiliser une pince à  épiler pour vous sustenter, je n’ai jamais retrouvé (ou presque :) ce qui a bercé toute mon enfance: de bonne frites bien grasses à  des années lumière de toute la propagande actuelle vantant les bienfaits du potage salsepareille-mandragore.

Sur le WEB, il existe des business qui subissent le même sort que mes amies les Frites de chez Gégène: alors qu’elles sont appréciées et reconnues dans le quartier de l’avenue de France à  Maubeuge, elles sont quasiment inconnues, ici en région Lyonnaise. C’est le cas du business du proxy: alors qu’il s’agit d’un business bien développé outre atlantique, il n’existe pratiquement rien au doux pays de Frédéric Dard.

Arsinoe Lebrac, j’ai deux mots à  vous dire via ce proxy

Pour les ceuses et les ceux qui ignorent ce qu’est un proxy, je vous exprime en des mots très simples son utilité. Vous détestez Arsinoe Lebrac, le maire de votre village, Gromette-en-Gleu et vous mourrez d’envie de lui dire deux mots, à  ce paltoquet malfaisant qui a refusé de subventionner votre association, l’amicale des boulistes de Gromette.

Mr Lebrac, conscient que maintenant sans l’Internet, tout élu n’est qu’un vieux ringard qui ne sait pas encore que le telex n’existe plus, est doté d’un magnifique blog WordPress qui lui sert à  communiquer avec ses très chers administrés. Vous décidez d’aller lui dire deux mots sur son blog, mais vous savez que Mr Lebrac est suffisamment susceptible pour demander une enquête et remonter jusqu’à  vous par l’intermédiaire de votre adresse IP.

Vous savez pertinemment que dans notre beau pays, il est très mal vu d’insulter un élu et que vous risquez de voir déchainer contre vous tous les hérauts de la bienséance, de la vertu, de l’altruisme, de la générosité, de la solidarité, de l’abnégation, de l’affection, de l’allocentrisme, de la bénignité, du bienfait, et de la bienveillance. C’est d’autant plus grave que l’arrière petit cousin de Mr Lebrac a récemment épousé une demoiselle issue de la diversité. Vous risquez d’être condamné pour racisme et d’avoir affaire aux forces de la bonté, de la charité, de la clémence, de la générosité, de la gentillesse, de la longanimité, de la magnanimité, de la mansuétude, de l’oubli et de la philanthropie.

Vous décidez alors de camoufler votre adresse IP. Ceci se fait très simplement au moyen d’un proxy. Vous vous connectez sur l’un de ces sites, par exemple en Chine, vous allez sur le blog de Lebrac et là  vous pouvez lui pourrir son existence en toute impunité. Si Lebrac est trop échaudé suite à  vos velléités, il demandera enquête. Trois mois après il obtiendra l’adresse IP de l’utilisateur qui a dit du mal de sa maman, l’imposante Roxane Lebrac. Mais les recherches aboutiront en Chine, et là , il n’y aura pas grand chose à  faire.

Donc pour résumer, un proxy joue à  votre place une requête Web. C’est donc son adresse qui apparait et la vôtre est complètement dissimulée, ce qui est particulièrement pratique lorsque l’on a des querelles de clochers à  résoudre mais pas seulement.

– Je suis un élève médiocre de Lyon 2 qui a beaucoup de temps à  perdre mais qui ne peut pas aller sur Facebook pendant les heures de TP parce que l’admin réseau bloque le site-qui-fait-perdre-son-temps-à -tout-le-monde: j’utilise un proxy pour contourner le filtrage.

– Je suis un Chinois qui veut lire le Figaro mais qui ne peut pas parce que le gouvernement Chinois interdit la presse subversive: j’utilise un proxy.

– Je suis un salarié qui s’est découvert une passion pour les grosses noires, chanteuses de Gospel, mais qui ne peut pas accéder au site Lovebigblack durant les heures de travail midi parce que le firewall de la boite l’interdit: j’utilise un proxy.

En clair, un proxy est utilisé pour contourner un mécanisme de filtrage ou tout simplement pour dissimuler sa propre adresse IP.

Comment installer un proxy ?

Si à  l’instar des frites lyonnaises, ce business est quasiment anecdotique en France, il est pourtant bien établi ailleurs et les gens qui en possèdent arrivent à  en tirer des sommes d’argent non négligeables. J’ouvre ici une petite parenthèse avant d’aller plus loin dans mes explications. Il existe deux types de proxy: ceux qui sont installés dans le but d’être utilisés par le public et ceux qui le sont devenus accidentellement, suite à  une erreur de manipulation et que l’on est normalement pas censé utiliser; on les appelle les proxy ouverts. Je m’intéresse à  la première catégorie, celle qui peut vous rapporter de l’argent et non pas des ennuis pour utilisation frauduleuse de ressources informatiques.

La première chose qu’il faut savoir, c’est qu’un proxy demande des ressources, en bande passante, mais aussi en CPU. Inutile donc d’installer ce type de programme sur votre vieux portable derrière votre ligne ADSL. Préférez-lui un hébergement de qualité.

Vous devez également vous assurer que votre hébergeur accepte ce genre d’utilisation, car comme je vous l’ai dit, ce type de programme est fort gourmand mais peut également s’avérer contraire aux conditions générales d’utilisation de votre hébergeur. Le proxy est un service assez particulier et bon nombre d’opérateurs grand public le refusent tout bonnement. Le mieux est de passer par un hébergeur spécialisé dans le proxy.

Après, il vous faut le logiciel adapté. Le leader incontesté dans ce domaine est Glype qui fonctionne sur une base PHP+Curl. Il existe quelques alternatives comme par exemple PHProxy mais qui n’est plus maintenu depuis quelques années.

Une fois votre logiciel installé, vous devez le faire connaitre et assurer sa promotion. Faire du SEO sur ce type de service est très difficile, et bon nombre de propriétaires lui préfèrent d’autres moyens:

– Acheter une publicité sur Proxy.org, le site phare des utilisateurs de proxy, avec la garantie d’avoir des milliers de visiteurs par jour.

– S’inscrire sur l’une de ces innombrables toplists de proxy. Une toplist est une sorte d’annuaire fonctionnant par classement. A chaque sortie (un clic), le site sélectionné grimpe dans le classement.

– Acheter un blast via email. Certaines mailling-list spécialisées dans le proxy comporte plus de 200000 membres !

– Acheter une annonce sur un groupe Yahoo.

Gagner de l’argent avec un proxy, c’est bien

J’en arrive maintenant à  la partie la plus captivante de ce business: sa monétisation. Mais avant tout, il y a quelques particularités qu’il est nécessaire d’expliquer:

– Le trafic est saisonnier, et a tendance à  beaucoup diminuer durant les vacances scolaires, car une bonne partie des utilisateurs de proxy sont des lycéens et des étudiants.

– Les proxy attirent les visiteurs à  peu de valeur ajoutée, notamment en provenance de Chine ou d’Iran. Bon nombre de propriétaires de proxy n’hésitent pas à  filtrer ce type de visiteurs, générateurs de peu de revenus, y compris en matière de PPC.

– Le proxy est un business reconductible, c’est à  dire qu’il peut être reproduit un nombre illimité de fois en suivant toujours le même modèle. Certains ont d’ailleurs fait de véritables fortunes en appliquant de façon industrielle les même schémas d’implémentation et de promotion.

– La durée de vie et surtout la notoriété d’un proxy est généralement assez éphémère: bon nombre d’administrateurs réseau, notamment ceux travaillant dans les écoles et les universités, font la chasse aux proxy en bannissant rapidement leurs adresses IP.

Comme je l’ai expliqué, les utilisateurs de proxy sont généralement des jeunes personnes qu’il n’est pas toujours commode de rentabiliser. Les affiliations classiques ne fonctionnent pas très bien, hormis tout ce qui touche aux rencontres via des CPA par exemple. La meilleure façon de monétiser un proxy est de faire appel au classique PPC et l’inévitable Adsense de Google. Jusqu’à  peu, il était également possible d’utiliser Adbrite sur un proxy, mais c’est désormais terminé.

Google autorise les annonces uniquement sur les pages d’accueil des proxy. Il n’est pas possible d’utiliser Adsense sur les autres pages, celles qui sont proxifiées. D’une manière générale, peu d’annonceurs autorisent que leur annonces soient déposées sur du contenu proxifié; il faut alors se tourner vers des petits annonceurs peu rigides à  ce genre de trafic.

Ce business a connu des heures de gloire, il y a quelques années. Aujourd’hui, il est plutôt sur une phase descendante, en partie à  cause du départ de certains des annonceurs qui étaient clairement les bailleurs de fond des propriétaires de proxy. Mais il y a toujours des places à  prendre et moyen de gagner de l’argent pour ceux qui veulent s’y essayer.

A l’instar de certaines autres activités économiques, ce sont encore la promotion et la publicité qui tirent leur épingle du jeu: toplist, annonces et blasts se vendent décemment.

Les proxy ont encore de beaux jours devant eux, surtout avec une réglementation de plus en plus sévère à  l’encontre de la toile. Et puis, n’avons-nous tous pas notre Arsinoe Lebrac à  côté de chez nous ?

Comment bien gérer son argent

Je vous présente ici ma façon de gérer l’argent au jour le jour. Cela fait désormais plusieurs mois que j’applique cette méthode, et je dois dire qu’elle me convient parfaitement. Peut-être y trouverez vous aussi quelques points de réflexion susceptible de vous aider dans la gestion de vos revenus.

Lorsque l’on gagne suffisamment d’argent, que l’on est propriétaire de sa demeure, que l’on a un travail fixe, on a un peu tendance à  ne plus faire attention, et lâcher la gestion quotidienne de ses revenus. C’est une grave erreur car cela peut engendrer de mauvaises habitudes de dépenses et aussi déséquilibrer un budget familial: agios, absence d’épargne, crédit, etc.

Il arrive un moment où il faut mettre en place un suivi régulier pour pouvoir se rendre compte dans quelle situation on se trouve: suis-je trop dépensier(E), puis-je épargner, pourquoi suis-je toujours à  découvert, etc. Après avoir analysé ce qui rentre et qui sort, on peut avoir d’agréables surprises, comme de bien  mauvaises d’ailleurs.

Je dois dire que je suis dans le cadre d’une gestion « père de famille »: les choses ne se font pas de la même façon lorsqu’on a la quarantaine que lorsque l’on est un jeune loup célibataire, plein d’espoirs et avec certainement moins de contraintes. Je ne cherche pas à  m’enrichir mais simplement à  optimiser ce qui rentre et ce qui sort. Ce n’est donc pas avec cet article que vous apprendrez à  devenir riche grâce à  vos revenus. Mais qui sait, les petits ruisseaux font souvent les grandes rivières.

J’ai monté ce système pour plusieurs raisons:

– Lutter contre cette angoisse qui survient régulièrement: se connecter sur son agence en ligne pour y examiner son compte en banque.
– Tenter de trouver une parade contre les achats compulsifs.
– Ne plus avoir à  débourser des sommes colossales toujours au même moment, à  savoir après les vacances.
– Refaire une épargne après un déménagement et un douloureux crédit relais de près de deux ans
– Avoir plus de visibilité sur le budget familial.
– Financer plus facilement certaines dépenses.

Les moyens

J’utilise un simple tableau Excel mensuel: un pour le mois d’octobre, un pour le mois de novembre, etc. Tous les 15 jours, je me connecte sur ma banque pour y récupérer un extrait de mon relevé au format CSV. Ces données sont ensuite incorporées dans un onglet de mon tableau mensuel. J’ai déjà  résolu un premier problème, celui de cette angoisse à  l’ouverture du compte. C’est même l’effet inverse qui se produit quand je me rend compte que mois après mois, la situation s’améliore et que je peux mettre de l’argent de côté. Il faut en moyenne une heure de travail pour cette étape, ce qui est un bon investissement, je trouve.

Les dépenses

Il existe deux types de dépenses: les régulières, celles qui reviennent tous les mois et les irrégulières, celles qui reviennent de temps en temps. Les régulières sont des dépenses chroniques sur lesquelles il est difficile d’influer dans la gestion du budget: facture de téléphone, Internet, frais de nounou, crédit de la maison, etc. Quand je dis que l’on ne peut influer sur ces dépenses, je dis que peu importe leur montant, il faut les payer tous les mois. Leur montant est un autre débat. Les irrégulières sont les dépenses qui reviennent de temps en temps, moins d’une fois par mois: électricité, eau, gaz, impôts, assurances, régie immobilière, etc. C’est sur ce genre de dépense que l’on va pouvoir agir dans la gestion du budget.

Les lignes budgétaires

Le budget  se fait en début de mois généralement en même temps que la clôture du mois précédent. On y crée des lignes budgétaires par activité avec une estimation, un total, le reliquat et les relevés. Voici un exemple:

Budget Reste Total Payé
Courses 700 -84,07 784,07 17,24 13,82 125,23 142,73 50 45,07
Thibaut divers 120 14,6 105,4 20 30 55,4
Essence 60 29,6 30,4 30,04
Téléphone 92 -0,15 92,15 38 44,25 9,9
Crédit maison 1050 0 1050 1050
Mlle Pagasa 350 134,77 215,23 96 258,5 -139,7
Mlle Pagasa Livret A 20 0 20 20

Le budget correspond à  l’enveloppe que j’ai allouée pour l’activité: courses, essence, téléphone/internet, crédit de la maison, etc. Le   total est la somme des relevés de la colonne « Payé ». Il s’agit en fait des informations que je récupère dans le fichier CSV de la banque. Pour chaque relevé, je l’impute sur une ligne budgétaire: un plein au supermarché va dans la ligne « Course », les factures de téléphone dans « Téléphone », la nounou de Mlle Pagasa (ma fille), sa cantine et garderie dans « Mlle Pagasa », etc. La ligne « Thibaut divers » représente tout ce qui est personnel et qui ne peut pas être imputé dans la ligne « Courses »: mon repas de midi, un journal, du cash, une coupe de cheveux, une visite médicale, etc.

Il est important de bien planifier ces dépenses et de créer une ligne supplémentaire le cas échéant. Si par exemple, vous partez en week-end, insérez une nouvelle ligne « Week-end » et imputez-y toutes les dépenses que vous ferez au cours de ce week-end.

La lecture des relevés bancaires ne présente généralement pas d’équivoque et est suffisamment explicite pour choisir facilement sa ligne; il faut juste se méfier des chèques qui sont souvent dépourvus d’informations. Le mieux dans ce cas là  est de les inscrire en bleu directement au moment du paiement dans une des lignes. Lors du relevé, il suffit de changer la couleur du montant pour indiquer que le chèque a bien été encaissé. Le reste est tout simplement le budget alloué moins le total des relevés.

Dans cet exemple, on y voit que j’ai alloué un budget de 700€ de courses et qu’il est légèrement déficitaire de 84,07€ car nous avons un peu trop dépensé. La ligne essence est positive avec un excédent de 29,6€. Observez attentivement la ligne   « Mlle Pagasa »: il y a un chiffre négatif. Cela signifie que nous n’avons pas affaire à  une dépense mais à  un revenu. Il s’agit ici en fait d’un remboursement de la CAF. Les revenus, à  l’exception des salaires sont toujours représentés par un chiffre négatif, ils viennent alléger une ligne budgétaire. Les revenus peuvent venir de sources diverses: remboursements de la sécurité sociale, de la mutuelle, d’amis qui vous doivent de l’argent, cadeaux, erreur de la banque en votre faveur, etc.

Dans la suite de l’article, nous verrons aussi que les revenus peuvent venir des provisions et des amortissements qui sont des composantes importantes de la gestion de mon budget.

En fin de mois, il suffit de prendre les salaires familiaux et d’y retrancher toutes les dépenses. Vous avez alors ce que l’on appelle le résultat positif, le bénéfice ou le résultat négatif, la perte. L’avantage des lignes budgétaires est que vous pouvez rapidement vous rendre compte de ce qui pose ou ne pose pas problème dans votre gestion: vous identifiez là  où ça coince. Pour ma part, je transfert systématiquement le bénéfice sur mon livret A car il est inutile de laisser de l’argent dormir sur un compte courant. En cas de perte, c’est toujours mon livret A qui vient éponger le compte courant. En fait, ce raisonnement revient à  résoudre la difficile question suivante: est-ce que je préfère toucher 1,75% d’intérêts ou payer des agios ?

Les achats compulsifs

C’est grâce à  la mise en place des lignes budgétaires que j’ai pratiquement pu résoudre le problème des achats compulsifs. Ce n’est pas moi qui ait ce problème mais Mme Pagasa, ma femme. Cette dernière fait partie de ces nombreuses personnes qui considèrent qu’il est illogique de rentrer dans un magasin sans y acheter quelque chose. Les samedi après-midi passés dans un centre commercial peuvent alors rapidement se transformer en un véritable désastre. Et puis il y a les railleries du style: « pourquoi ne change-t-on pas le frigo, le bureau ? pourquoi ne va-t-on pas à  Venise cette année ? » Si vous répondez que son  dernier passage à  la Part Dieu a généré 400€ de dépenses, elle risque de vous répondre que c’est de votre faute, parce que vous ne gagnez pas assez.

Il faut alors user de stratégie pour qu’elle se rende compte qu’un budget familial de trois personnes ne se limite pas à  l’achat de ce magnifique ensemble vert qui rendra jalouse les copines à  coup sà»r: il y a beaucoup d’autres problématiques financières à  gérer.

J’ai commencé à  expliquer calmement que je voulais rationaliser les dépenses et bien séparer les rôles: qui s’occupe de quoi ? Bien entendu, j’ai évité de dire qu’elle dépensait trop: inutile, trop risqué, perte de temps, fatigue, maux de tête assurés, et puis je savais déjà  pertinemment l’issue de mon stratagème.

J’ai donc créé mes petites lignes budgétaires et répartis les dépenses entre nous deux avec des enveloppes bien séparées: à  moi les grosses dépenses (impôts, crédit, assurance, électricité, etc.), Mlle Pagasa et à  elle les courses. J’ai même été jusqu’à  faire une concession en acceptant de prendre à  ma charge son téléphone. Par contre, ses lignes budgétaires sont bien entendu déduites de son propre salaire, avec la même impitoyable logique que celle que je m’astreint: en cas de perte, celle-ci sont épongées par le livret A. Si tel n’est pas le cas, cela signifie qu’elle puise directement sur mes propres lignes budgétaires, qu’elle peut empêcher notre fille d’aller à  la cantine, mettre en danger le remboursement de notre maison, etc. Après quelques discussions, elle a trouvé cela juste et a donc accepté cette façon de fonctionner. Voici donc un extrait de nos lignes budgétaires:

Budget Reste Total Payé
Mme Pagasa
Courses 700 50,8 649,2 15,24 130,82 14,23 123,73 55 46,09
Divers 350 -650 1043 200 88,9 123 76,2 56 199,9
Paris 250 -50 150 150
Thibaut
Divers 120 19,5 100,5 20 30 35,5 15
Essence 60 15 45 45
Téléphone 92 24,1 67,9 30 28 9,9
Crédit maison 1050 0 1050 1050
Mlle Pagasa 350 49,7 300,3 120 320 -139,7
Mlle Pagasa Livret A 20 0 20 20


Le premier mois, le détail de sa ligne « Divers » a été particulièrement croustillant. Cette activité, je le rappelle, est tout ce qui est personnel et ne peut être imputée à  la ligne « Courses » qui représente essentiellement les achats alimentaires ou pour la maison. Vous noterez également que je lui ai crée pour la circonstance une ligne « Paris » pour une visite qu’elle a faite chez une de ses amies.

à‰videment en fin de mois, Mme Pagasa s’est retrouvée en déficit total. J’ai donc épongé sa dette en puisant directement sur son livret A; nous étions d’accord sur le sujet: ce n’est pas à  moi et même d’une certaine façon à  ma fille de financer ses écarts.

Moi, je n’ai rien dit de particulier, si ce n’est que chacun a son mode de vie bien à  lui et qu’il y a des personnes qui préfèrent tout dépenser leur argent plutôt que de le mettre de côté. Comme je l’ai dit, la seule chose que je n’accepte pas, c’est de mettre en danger mon propre budget.

Toutes les deux semaines, lorsque je fais mes comptes, je lui imprime un état. De cette façon, elle voit où elle en est et aussi perçoit ce que je dois sortir, car j’écris les gros montants en rouge et gras. Je pense qu’elle commence à  évoluer car après plusieurs mois de déficit et son livret A qui n’en finissait pas de chuter, cela fait maintenant deux mois d’affilée qu’elle finit en positive. On dirait même qu’elle en est satisfaite; de plus, elle me parle désormais assez différemment de l’argent, ce n’est plus un sujet de dispute. Je l’ai même surpris à  parler de budget avec l’une de ses amies.   Pourvu que cela dure !

Les provisions

Un petit peu plus haut, je vous ai parlé des dépenses irrégulières, ces sommes souvent importantes qu’il faut sortir de temps en temps, de préférence quand vous avez les poches vides après un séjour d’un mois au Bahamas.

Pour contourner ce problème, j’applique une méthode toute simple qui consiste à  provisionner une petite somme tous les mois en vue d’alléger la facture du montant final. Je lisse ainsi au cours des mois mes grosses dépenses. On pourrait se dire qu’il suffit de mettre de côté tous les mois, une somme fixe, 250€ par exemple et ne pas se casser la tête. En réalité, le montant à  provisionner doit être plus précis et calculé afin d’optimiser au mieux le budget: 250€, c’est peut-être trop mais peut-être aussi pas assez.

Prenons un exemple tout simple: les factures d’électricité qui arrivent chez moi tous les deux-trois mois. Je commence par noter les montants sur une période d’un an. J’ai ainsi la somme totale à  payer sur toute l’année. De là , je peux calculer précisément ce que je dois mettre de côté tous les mois. Voici ce tableau:

Mois à‰lectricité
Montant Provision Utilisé
Janvier 110,09
Février 401,76 110,09 220,18
Mars 110,09
Avril 110,09
Mai 457,45 110,09 330,27
Juin 110,09
Juillet 110,09
Aout 246,56 110,09 246,56
Septembre 110,09
Octobre 110,09
Novembre 215,87 110,09 215,87
Décembre 110,09
Total 1321,08 1321,08 792,68


Sur l’année dernière, j’ai payé 1321,08€ d’électricité. Je dois donc provisionner chaque mois 110,09€ (1321,08/12). Cette somme est versée directement sur le livret A, de sorte qu’elle puisse faire un minimum d’intérêts (1,75% à  ce jour). Lorsque la facture arrive, il suffit de virer la provision du livret A vers le compte courant pour équilibrer le compte. Dans mon tableau de bord, cette provision est donc négative, car elle est considérée comme un « revenu » et elle vient équilibrer mon budget.

Vous noterez qu’au mois de février, je n’ai versé que 220,18€ de provisions (110,09*2). C’est tout simplement parce qu’il s’agissait de la première année et que je ne bénéficiais pas de provision datant de l’année précédente.

En fin d’année, s’il reste de la provision, il y a deux choix possible: soit on l’incorpore au calcul de la provision mensuelle en payant donc un peu moins chaque mois; soit on la met de côté pour autre chose, ce que je déconseille: les prix ayant tendance à  toujours augmenté, on a souvent besoin d’une provision. De toutes les manières, placée sur votre livret A, la provision vous rapporte toujours un petit quelque chose.

On peut provisionner toute les dépenses irrégulières: toutes celles qui ont un rapport avec l’énergie, comme l’électricité, l’eau, le gaz, le fioul ou encore le bois; d’autres plus douloureuses, comme les   assurances, les taxes d’habitations et foncières, les impôts sur le revenu. Pour cette dernière catégorie, je  ne vois plus trop l’intérêt d’être mensualisé: le fait de provisionner rapporte plus d’argent.

D’autres provisions assez inattendues, mais qui s’y prêtent parfaitement bien: les cadeaux de Noël, les vêtements durant les soldes, le coiffeur de Mme Pagasa lorsqu’elle se fait refaire sa couleur une fois par an (cher !)

J’ai même une provision pour les imprévus: un PV pour excès de vitesse (92KM/H au lieu de 90KM/h), un déplacement subi à  Maubeuge pour aller voir l’oncle Archibald tombé gravement malade, etc. De cette manière, je ne suis pratiquement jamais pris au dépourvu.

Quand on commence à  provisionner, les débuts sont un peu difficile; mais après quelques mois, on réalise toute la puissance du système, le lissage des grosses dépenses fait des merveilles et en plus vous rapporte  de l’argent  ; les mois compliqués, vous risquez même d’avoir d’agréables surprises. Cette année, j’ai terminé le terrible mois de septembre avec 400€ de bénéfices, du jamais vu !

Les amortissements

Les amortissements sont généralement utilisés par les entreprises et jamais par les particuliers. C’est fort dommage car l’amortissement est une méthode simple qui permet de financer facilement des achats programmés ainsi que de les rentabiliser.

Dans un ménage, je considère qu’un bien ou un service peut être amorti à  partir du moment où il présente une utilité à  la cellule familiale. C’est le cas par exemple de tout l’électroménager, tout ce qui a attrait à  la voiture, à  la maison, le mobilier, certains logiciels utilitaires, des services d’artisans ou techniques. Mais il faut bien avouer que cette conception est assez personnelle et peut beaucoup varier d’une personne à  l’autre.

Derrière l’amortissement familial, il y a deux idées:
– savoir si le bien ou le produit a été rentabilisé au fil des mois voir des années,
– se créer un fond de roulement pour acquérir de nouveaux biens ou payer un service.

On va supposer que j’ai fait nettoyer mon toit par un artisan, au mois d’avril dernier. Cette prestation m’a été facturée 400€. Le nettoyage est un service que je choisis d’amortir sur un an. Au mois d’aoà»t de cette même année, mon aspirateur est tombé en panne, et j’ai du en racheter un pour la somme de 100€. Je décide aussi qu’il doit être amorti sur un an.

Voici le tableau des amortissements:

Mois Amortissements
Montant Dotations Utilisé
Janvier
Février
Mars
Avril 400
Mai 34
Juin 34
Juillet 34
Aout 100 34 100
Septembre 43
Octobre 43
Novembre 43
Décembre 43
Total 500 208


Le début de l’amortissement commence début mai, soit un mois après l’achat du service de nettoyage. Je m’engage donc à  verser sur le livret A chaque mois pendant un an, la somme de 34€. Arrive le mois d’aout, et mon aspirateur qui tombe en panne. A ce stade, j’ai déjà  un amortissement de 34*4 = 136€. J’utilise donc 100€ pour couvrir le remplacement de l’aspirateur en faisant un virement du livret A vers le compte courant. Tout comme les provisions, cette somme apparait en négatif dans mon tableau de bord et vient couvrir la dépense.

Au mois de septembre, je décide d’amortir également l’aspirateur sur une durée d’un an. Mon amortissement mensuel se monte donc à  9€ (Arrondi de 100 / 12) qui viennent s’ajouter à  mes 34€. En fin d’année, je me retrouve donc avec un amortissement total de 308€ auxquels il faut retirer les 100€ utilisés lors de l’achat de l’aspirateur. J’ai donc un budget disponible de 208€ pour un quelconque achat ou service à  venir.

La durée des amortissements est variable selon le montant; il faut définir une période en fonction de ce que l’on peut donner par mois, mais aussi imaginer les éventuels achats ou services à  venir. Pour ma part, j’estime que jusqu’à  500€, l’amortissement est largement supportable sur une durée d’un an. Au delà , il faut amortir sur 2, 3, ou 5 années. En dessous de 100€, il est aussi judicieux de réduire les « mensualités ».

L’entretien de la voiture se prête bien aux amortissements: rapidement, vous disposez d’un fond de roulement qui vous permet d’être à  l’aise sur vos vidanges, révisions, réparations, etc.

Pour ma part, je vais même jusqu’à  amortir des logiciels pratiques et pas chers, comme Scrapebox par exemple :)

Conclusion

Je vous ai ici présenté ma façon de gérer l’argent au jour le jour: un relevé avec des lignes budgétaires, un peu comme dans une entreprise, des provisions pour lisser les grosses dépenses et aussi utiliser un peu mieux le livret A, des amortissements pour pouvoir acheter plus sereinement des biens ou faire face à  d’autres types de dépense. Cette méthode me convient parfaitement: elle m’a permis de résoudre beaucoup de problèmes et de mieux optimiser ce qui rentre et ce qui sort du portefeuille familial. Vous y trouverez sans doute quelques pistes pour gagner un peu plus de sérénité dans ce qui doit cesser d’être un problème quotidien.

Sérieusement, peut-on gagner de l’argent sur Internet ?

Cela fait maintenant des années que je promène mes guêtres sur la toile, depuis 1994 précisément et il m’arrive régulièrement de faire un petit bilan de ce que j’y découvert et appris. Je ne sais pas pourquoi, mais les sujets qui concernent l’argent m’ont toujours attiré, et même lorsque je recherche des photos de Laetitia Casta nue, j’échoue régulièrement sur des forums financiers ou apparentés.

Est-ce de la vénalité, du méchant capitalisme de bas étage, ou tout simplement un mauvais gène que m’a donné mon papa, boursicoteur invétéré qui doit tenir cela de sa maman, ma centenaire de grand mère qui m’a initié à  la bourse alors que je n’avais que 21 ans. Je ne sais pas, c’est sans doute cela être humain. Quoiqu’il en soit, j’ai essayé beaucoup de trucs, tactiques, idées, méthodes, e-book, machins chose, et à  l’aube de ma nouvelle décennie, celle qui commence par 4, mais qui ne m’oblige pas encore à  me fournir en petite pilule bleue, je fais un petit bilan de ces quelques années passées à  tenter de payer plus d’impôts.

Je précise tout de suite qu’il ne s’agit que de constations personnelles, et qu’il est hors de question que certains de mes disciples prennent ce que je dis pour argent comptant. La chose la plus importante, pour ma part, est qu’un Saint Graal est avant tout personnel, qu’il doit vous plaire, être adapté à  votre style de vie, au temps que vous pouvez y consacrer et que ce qui marche pour vous ne marchera peut être pas pour votre petite amie qui a promis de vous acheter votre dernier ebook qui explique comment s’enrichir en vendant du tricot sur Facebook.

Tout d’abord, il faut vous dire que je suis un joueur, j’aime les casinos, surtout l’ambiance feutrée qui y règne, ses cocktails à  100€ le verre (glup !), et aussi les beaux décolletés que l’on voit malheureusement trop peu. L’avantage aujourd’hui, c’est qu’on joue dans son fauteuil, avec un bon verre de Château Neuf, et puis aussi un fond d’écran Aubade mais que j’ai dà» récemment changer parce que ma fille regarde quelque fois Bambi sur mon PC.

J’ai beaucoup joué à  la roulette, j’ai gagné, parfois même beaucoup et bien sà»r perdu comme presque tout le monde. Mon analyse est que l’on ne peut pas gagner contre une roulette sur un casino en ligne pour plusieurs raisons.

Tout d’abord parce que l’on part avec un handicap certain: on n’a que 48% de chances de gagner, à  cause du zéro. Ensuite, parce que je n’ai aucune confiance en un programme informatique qui décide de la couleur qui va tomber.

Les casinos ont beau avoir telle certification machin, telle garantie truc, permettez-moi d’être très dubitatif sur la chose: un véritable générateur aléatoire n’aura jamais la véritable qualité d’une vraie roulette. Donc exit cette façon trop hasardeuse de gagner de l’argent.

J’ai par la suite migré vers les paris sportifs et tout de suite aimé cette façon très rapide de gagner beaucoup d’argent. Avec les mois qui ont suivi,
je suis rapidement passé vers le trading sportif: vous achetez à  quelqu’un d’autre un paris (Back) que vous revendez par après (Lay).

L’avantage est que vous passez d’une logique de résultat binaire ou soit l’on gagne, soit l’on perd, à  une logique de demie mesure: vous gagnez un peu ou vous perdez un peu. J’ai fait cela un temps, cela m’a plu, puis un peu lassé. Si j’ai gagné ? Oui sans conteste et il m’arrive encore parfois de pratiquer mais sans plus, et à  petite dose. En tout cas, je ne peux que vous conseiller de privilégier le trading sportif aux paris de base: vous avez beaucoup plus de chances de gagner sur le long terme.

Ensuite, je suis tombé dans quelque chose d’énorme: le Forex, le marché des échanges monétaires. Cela fait des années que j’évolue dans un milieu de boursicoteurs, et le Forex est une sorte de consécration. Je laisse à  d’autres le soin d’expliquer de quoi il en retourne tellement il y a de choses
à  dire à  ce sujet. Cela fait maintenant 4 ans que je pratique, et c’est seulement que depuis peu que je commence à  gagner de l’argent. Je déconseille toutefois de partir, comme cela à  l’aveuglette: c’est le risque assuré de perdre de l’argent. Le mieux est de se trouver un mentor ou encore d’écumer les forums spécialisés pour se faire une idée et surtout se former.

Sur ces trois chapitres de ma vie, j’ai tout de même appris beaucoup de choses.

Tout d’abord, il ne faut pas s’éparpiller et bien se concentrer sur quelque
chose que l’on sent bien et surtout qui nous plait.

Ensuite, la gestion en elle même de l’argent est quelque chose d’absolument primordiale et qui ne doit pas être réduite à  de simples virements Paypal ou autres. La méthode de gagner de l’argent, la stratégie, est certes un facteur important, mais elle se fait toujours au détriment de la gestion, ce que l’on appelle le Money Management en Anglais (MM pour les intimes).

Lorsque l’on joue au casino, que l’on parie ou que l’on trade sur le Forex, on se trouve dans une logique court terme basée généralement sur une seule opération ou sur une durée limitée: je joue Lyon gagnant contre Paris, je joue une heure à  la roulette ou j’achète trois lots de EUR/USD. Ce que l’on a tendance à  oublier, c’est que cette opération aura toujours une incidence sur les autres événements à  venir, et qu’il est donc nécessaire d’être extrêmement rigoureux sur son propre MM et surtout d’intégrer le résultat dans une logique plus large.

Je vous cite l’exemple bateau de la roulette. Il existe une technique de « recovery » (récupération des pertes) toute bête, foncièrement idiote et à  ne surtout pas utiliser: la martingale. Lorsque vous perdez, la « technique » consiste à  doubler la mise pour récupérer ce que l’on a perdu. Le problème, c’est qu’il faut parfois plusieurs coups pour gagner et que par conséquence, il est nécessaire de posséder un capital suffisamment solide pour s’en sortir. En bref, c’est la ruine assurée et ce très rapidement. Mais vous vous êtes rendu compte que je n’avais parlé que des pertes. Quid maintenant de mes gains ? Pourquoi, mon MM doit-il s’appliquer uniquement en cas de pertes ? Lorsque je gagne, je peux également monter une martingale limitée à  disons trois coups: comme ceci, je peux créer une provision pour mes pertes à  venir, sans risque.

Toujours pour continuer sur l’idée du MM, il m’apparait vital de construire un objectif systématique de gain ou de perte. Par exemple, sur l’opération
que je compte réaliser, quel qu’elle soit, j’ai prévu de gagner 50€, j’accepte de perdre 30€ et surtout je m’y tiens ! Si je gagne, je mets 20€ de côté, et je réinvesti mes 30€ au prochain coup, comme cela si je perd sur la prochaine opération, je serai toujours avec un bénéfice de 20€, et je m’arrêterai là .

Dans l’hypothèse où j’aurai perdu, ma prochaine opération se fera avec comme objectif 80€ de gains (30 à  récupérer + 50 de gains) et 60€ de pertes, mais en deux coups bien distincts: 40€ de gains * 2 et 30€ pertes * 2. Voici donc un exemple de MM sommaire, mais que l’on doit decoreller de la stratégie qui est un autre sujet. Une stratégie viable doit donc faire au moins 50% de réussite pour être utilisable sur une période donnée.

Bien entendu, la roulette sur le casino en ligne, avec son résultat binaire et ses 48% de chance de gagner est certainement le pire exemple où appliquer un MM rigoureux; préférez-lui une méthode où il existe des demies mesures, comme le trading sporting, le Forex ou même la Bourse si vous en faites. Je suis convaincu que la clé d’une réussite financière passe pour plus de 60% sur la façon dont on gère son argent, ce qui rentre et ce qui sort.

Et dernier petit détail que j’ai observé au cours de ces dernière années: il y a franchement beaucoup d’escrocs sur Internet, des marchands de rêve, des galopins, des mythomanes et des affabulateurs. Ce qui a aboutit à  la conclusion suivante: les gens qui gagnent le plus d’argent sur Internet sont ceux qui expliquent comment en gagner.

Je fais ici une analogie avec un petit détail de   l’histoire du Far West que vous connaissez certainement: la ruée vers l’or n’a pas enrichi les mineurs, mais les marchands de pelle !

Et je vous conseille de jeter un œil au slogan du célèbre John Chow: « I Make Money Online By Telling People How I Make Money Online ». (Je gagne de l’argent sur Internet en expliquant aux gens comment je gagne de l’argent sur Internet). Assez révélateur, n’est-il pas ? Et John gagne plusieurs dizaines de milliers de dollars chaque mois avec un blog somme toute relativement intéressant, mais certainement pas de quoi fouetter un chat.

Rendez-vous dans dix ans !

Peakclick: une bonne alternative à  Adsense

Lorsque l’on a un beau site Whitehat qui fonctionne bien et qui ramène tout plein d’argent grâce à  Adsense, on a qu’une seule idée en tête: ne toucher à  rien, ne rien faire, arrêter de construire des liens, et faire la grève du SEO. Néanmoins quand on a le virus du web, immanquablement nous vient à  l’esprit l’idée de développer un autre beau site web qui nous rapportera aussi tout plein d’argent.

Mais à  la lecture récente de certains blogs bizarroà¯des, la tentation est grande de vouloir passer du côté obscur. Exit le beau site de tricot en ligne et ses glorieux 2000, 200 20 euros d’Adsense par mois. Vous voulez faire un bon coup et gagner plus en misant sur des niches plus rémunératrices comme le Forex, le crédit, les assurances ou d’autres choses plus délicates comme les casinos en ligne, les paris sportifs, le poker ou l’incontournable viagra.

Le problème avec ce genre de site, c’est que la concurrence y est rude, et vous allez donc devoir sortir tout votre arsenal de spammeur référenceur aux doigts de fée Clochette.

L’autre souci, c’est que le monétisation avec Adsense y est sur-réglementée: pas de paris sportifs, casino et autres machins sulfureux. Donc, cela risque fort de limiter vos gains.

On peut aussi imaginer que, comme beaucoup trop de malheureux, vous vous êtes fait bannir d’Adsense après avoir mis une coco-girl sur votre beau site de tricot; et ça c’est triste.

C’est là  qu’intervient Peakclick. Cette société fonctionne sur le modèle du Pay Per Click (PPC): vous êtes payé chaque fois que quelqu’un (pas vous, ni votre maman, ni l’amant de votre femme !) clique sur l’une de vos annonces. Mais cette régie a beaucoup d’avantages que je vais vous décrire.

  • Elle paye par Paypal, l’arme absolue de ceux qui veulent échapper au fisc faire leur courses sur Ebay.
  • Elle est autrichienne, ça rassure toujours de bosser avec des Européens, plutôt que d’obscurs Russes; et en prime, ils payeront en Euros, chouette alors !
  • Le support est canon, mais alors canon comme vous n’avez pas idée. J’ai déjà  eu des mails à  23h30 un samedi soir.
  • L’intégration des annonces se fait essentiellement par programmation: Peakclick vous envoie un feed de publicité, et vous l’intégrez à  votre site à  votre convenance: description, URL, titre, etc. En bref, cela procure une flexibilité qui n’existe pas chez Adsense, par exemple. Je vous expliquerai plus bas comment faire avec un petit script PHP en cadeau, parce que mon anniversaire est tombé la semaine dernière (8 mai).
  • Et suprême supériorité: ils acceptent pratiquement tous les sites.

En clair, si je me permet d’insister sur ce dernier point, c’est que Peakclick
est l’anti Adsense par essence: tout ce qui déplait souverainement à  Adsense: viagra, cialis, poker, MFA est accepté chez Peakclick. Ce n’est sans doute pas pour rien que le terme MFP (Made For Peakclick) circule désormais dans les bas fonds du Blackhat.

Mais n’allez pas vous imaginer que Peakclick n’est qu’une obscure régie qui cible les protagonistes Blackhat, on trouve également beaucoup de sites plus conventionnels l’utilisant.

Tout comme Adwords, Peakclick utilise des enchères pour les annonceurs. Mais la régie cible beaucoup plus les « long tail », les phrases et expressions plutôt que les mots clé. Par exemple, là  où Adwords va vous demander une fortune pour un mot tel que ‘Forex’, Peakclick propose d’utiliser ‘Forex Practice Account’. L’avantage est qu’il y a beaucoup moins de risque de saturation.

Au niveau de ce que cela peut vous rapporter, Peakclick affiche un classement journalier des meilleurs performances de ces utilisateurs. Je vous laisse le choix de vous faire votre propre opinion en visualisant la capture que j’ai faite aujourd’hui à  18 heures, sachant que la journée n’est pas encore terminée.


En ce qui concerne l’intégration, comme promis voici un petit script qui vous permet d’afficher les annonces du feed. Il est à  noter que Peakclick ne s’intéresse qu’au trafic moteur et demande précisément les mots clé issus de la requête.

<?php

//
// Uniquement le trafic en provenance de Google, Yahoo et Live
//

function parsesearchengine($mref)
{
//
// Trafic Google
//
$q=strstr($mref, »http://www.google. »);
if(strlen($q)) {
$q=strstr($mref, »&q= »);
if(strlen($q))
$tab=split(« &q= »,$mref);
else {
$q=strstr($mref, »?q= »);
if(strlen($q))
$tab=split(« \?q= »,$mref);
}
if(strlen($tab[1])) {
$tab=split(« & »,$tab[1]);
if(strlen($tab[0]))
return $tab[0];
}
}
//
// Trafic Live
//
$q=strstr($mref, »http://search.live.com/ »);
if(strlen($q)) {
$q=strstr($mref, »?q= »);
if(strlen($q)) {
$tab=split(« \?q= »,$mref);
if(strlen($tab[1]))
return $tab[1];
}
}
//
// Trafic Yahoo
//
$q=strstr($mref, »search.yahoo.com »);
if(strlen($q)) {
$q=strstr($mref, »&p= »);
if(strlen($q))
$tab=split(« &p= »,$mref);
else {
$q=strstr($mref, »?p= »);
if(strlen($q))
$tab=split(« \?p= »,$mref);
}
if(strlen($tab[1])) {
$tab=split(« & »,$tab[1]);
if(strlen($tab[0]))
return $tab[0];
}
}
return 0;
}

// La requête vient-elle des moteurs ?

$mip=$_SERVER[« REMOTE_ADDR »];
$mhost=gethostbyaddr($_SERVER[‘REMOTE_ADDR’]);
$mua=$_SERVER[« HTTP_USER_AGENT »];
$mreq=$_SERVER[« REQUEST_URI »];
$mref=$_SERVER[« HTTP_REFERER »];

if(strlen($mref)) {
$mk=parsesearchengine($mref);
if($mk)
$mkeyword=$mk;
else
return 0;
}
else
return 0;

$mkeyword=eregi_replace( » « , »+ »,$mkeyword);

$maff = 12345; // Votre numéro d’affilié
$mnum = 5; // 5 annonces
$mfilter = 1; // 1 = filtrer le Q, sinon mettre 0
$msite = « https://www.pagasa.net »; // Votre beau site

// Va chercher le feed

$murl = « http://feed.peakclick.com/res.php?aff= ».$maff. »&ip= ».$mip. »&keyword= ».$mkeyword. »&ua= ».urlencode($mua). »&ref= ».$msite.$mreq. »&num= ».$mnum. »&filter= ».$mfilter;

$fd = fopen($murl, »r ») or die($murl);
$mads=0;
while (!feof($fd)) {
$li=fgets($fd);
$pr=split(« [|]+ »,$li); //1=title, 2=desc, 3=URL, 4=link
$mtitad[$mads]=$pr[1];
$mdescad[$mads]=$pr[2];
$murlad[$mads]=$pr[3];
$mlinkad[$mads]=$pr[4];

echo « Titre = « .$mtitad[$mads]. » <br /> »;

echo « Description = « .$mdescad[$mads]. »<br /> »;
echo « URL = « .$murlad[$mads]. »<br /> »;
echo « Votre lien = « .$mlinkad[$mads]. »<br /> »;

$mads++;
}
fclose($fd);

?>

Pour terminer, je citerai tout de même quelques désavantages:

  • Le peu d’annonces en Français; mais vous savez bien comme moi, que c’est en dehors de France que l’argent se trouve :-)
  • Au début, vous commencez avec un feed de publicité dit « standard » qui ne paye franchement pas beaucoup. Il faut un petit moment avant de pouvoir être confirmé et  d’accéder au feed avancé. Mais cela leur permet de conserver un niveau de paiement assez élevé.

Mais dans l’ensemble, je vous recommande vivement cette régie de très bonne qualité et qui est certainement l’une des meilleures alternatives à  Adsense; n’hésitez pas à  l’utiliser surtout si avez quelques doutes sur votre propre bienséance.

Recherche posteurs

Pour faire suite à  l’article sur les forums, il se fait que j’ai justement une opportunité pour ceux qui sont intéressés par être payés pour poster des articles sur un forum francophone. Voici les conditions:

– min. 25 mots par post
– Uploader un avatar
– Inserer des images ou des vidéos
– Tagger vos posts avec des mots clé
– Au minimum 35 posts sont demandés
– Ne pas « bumper » vos propres discussions
– Un seul compte
– Paypal seulement
– Bonne grammaire francaise
– Pas de vulgarité
– Pas de spam
– Pas de copier/coller d’autres sites
– Pas sérieux s’abstenir

Me contacter à  l’adresse suivante: sendmail arobase pagasa point net