Vendre sur son blog

Lorsque l’on veut gagner de l’argent avec son blog, généralement on se borne à  mettre quelques Adsense, voir quelques bannières, deux-trois liens d’affiliation par ci par là  et on attend « ¦
J’oublie de préciser que tous les jours on visite ses statistiques pour voir que, ô miracle, on a obtenu quelques centimes. Ce qui est dommage avec cette situation vécue par 99% des blogueurs, c’est que l’on passe à  côté de quelque chose : l’optimisation.

Ce que je pense, c’est que n’importe quel blog, si petit qu’il soit est tout à  fait capable de générer des revenus mais que la plupart des gens l’ignore, faute d’information.

Dans cet article, je vous propose une méthode simple qui vous explique de A à  Z comment optimiser ses gains avec son blog, et ce quelque soit sa taille. La différence notable entre un site à  fort trafic et votre beau blog de tricot avec ses 25 uniques visiteurs par jour c’est juste une question de temps et presque pas grand-chose d’autre. Après tout si vous êtes affilié, vous vendez tous le même produit.

Supposez que vous avez une affiliation pour vendre de la laine et des aiguilles à  tricoter. Sur votre beau site, vous avez mis des bannières en bas et à  gauche il y a de cela un an et aujourd’hui, vous constatez avec effroi que vous n’avez jamais vendu quoique ce soit. C’est dommage, quand même.

Vous n’avez pas vendu, non pas parce que votre site est nul, mal fait et dépourvu de trafic mais tout simplement parce que vous oublié quelque chose d’essentiel : l’analyse des informations. Ainsi, vous auriez pu constater que personne ne clique jamais sur votre bannière du bas, qu’au contraire celle du haut semble fonctionner mais qu’elle ne vous fait pas vendre, etc.

Je vous propose maintenant de détailler précisément les deux étapes essentielles qui amèneront votre visiteur depuis votre site vers la réalisation d’une transaction : la transmission et la conversion.

  • La transmission est l’opération dans laquelle le visiteur de votre site clique sur un objet (bannière, lien hypertexte, etc.) qui le redirige vers la page de vente (Landing page).
  • La conversion est l’opération dans laquelle le visiteur réalise la transaction, un achat ou un formulaire rempli.

La performance de la transmission s’établit en calculant le pourcentage suivant :

Nombre de clics / impression du message * 100.

Ceci nous donne ce que l’on appelle dans le jargon le Click-throught rate (CTR). Bien évidemment plus ce ratio est important et plus le message est efficace. Il est difficile de déterminer un taux acceptable de transmission car cela va beaucoup dépendre de la nature du message. Néanmoins, cela vous donne un précieux indicateur. Si par exemple, vous êtes à  moins de 1% de transmission, alors vous pouvez considérer que la campagne est un échec et qu’il faut revoir votre message ou votre support. Mais attention, il est tout à  fait envisageable d’avoir un très faible taux de transmission avec à  contrario un très haut niveau de conversion..

La performance de la conversion se calcule de la façon suivante :

Transactions / Nombre de clics * 100.

Là  encore, vous obtenez une information précieuse : vous êtes capable de déterminer la quantité maximale de clics pour réaliser une transaction et ainsi de juger du potentiel commercial de la campagne.

Si vous avez assimilé ces deux principes alors vous avez déjà  accompli 75% du travail.

Après la théorie, nous pouvons désormais entrer dans le vif du sujet.

La première chose dont vous devez disposer est d’un blog, par exemple un beau blog parlant du tricot et de la couture- rien de tel que de parler mode. Pour les besoins de la chose, ce sera du WordPress car nous allons devoir utiliser un plugin fait rien que pour lui.

Ensuite, vous aurez besoin d’une plateforme d’affiliation, les gens qui vous payeront.

Ceci fait, nous choisissons une campagne en rapport avec la thématique de notre site. Inutile donc de prendre une vente pour des contrats d’assurances pour notre site de tricot. Pour commencer tranquillement, et aussi pour faire développer en vous l’espoir et l’optimisme, je vous conseille de débuter avec un formulaire, le CPA. C’est gratuit, donc le taux de conversion sera forcément supérieur aux autres. Lorsque vous aurez fait vos armes avec le CPA, vous pourrez passer aux ventes de produits.

Nous devons maintenant évoquer un sujet difficile : le support de la campagne. Pour ma part, il y a longtemps que j’ai laissé tomber les bannières, jamais assez performantes et trop cosmétiques à  mon gout ; rien ne vaut un bon lien texte avec un message court et explicite, ce même message que l’on pourra modifier à  sa guise et optimiser au grès des tests.

Pour afficher ce message, j’utiliserai le plugin d’échange de trafic que j’ai développé. Il s’agit d’une utilisation légèrement détournée de son but initial mais comme je vous l’ai déjà  exposé, vous verrez qu’il convient parfaitement pour la circonstance ; il affiche les impressions et aussi le CTR du lien, en bref tout ce dont nous avons besoin.

Nous allons maintenant créer la campagne qui se résume à  deux choses :

  • Notre lien d’affiliation
  • Une ancre stratégique, le texte du lien

Le but est d’obtenir le meilleur CTR possible. Pour cela vous devez choisir la meilleure des ancres, celle qui fera clic dans la tête de votre visiteur et aussi sur sa souris. Si vous optez pour un CPA où il est question de télécharger un PDF, je vous conseille d’utiliser un message comme
« Gratuit : télécharger le guide du tricot ! ».

Insistez bien sur le côté gratuit, les gens aiment beaucoup.

L’humour marche bien aussi :
« Aie, elle pique cette aiguille à  tricoter ! ».

Sur les concours, les négations font un tabac :
« Vous perdez une Porsche », etc.

Lorsque vous avez choisi votre ancre, vous laissez tourner la campagne pendant un petit moment surtout si vous n’avez pas beaucoup de trafic. Pour ma part, j’attends d’avoir 120 impressions pour obtenir un CTR fiable. Ce chiffre singulier s’explique par le fait que dans vos impressions, vous avez toujours un certain nombre de déchets : ceux qui ne cliqueront pas, moteurs de recherche et autres scrappers qui hantent l’Internet. C’est donc à  vous d’estimer le nombre de ces déchets. Pour limiter ces derniers, je vous conseille d’utiliser l’attribut nofollow. Dans notre exemple, je vais considérer que j’ai 20 robots pour 100 visiteurs.

Arrivé à  120 impressions, vous notez le CTR. Si vous avez moins de 1%, alors cela signifie que votre ancre n’est pas bonne, qu’elle n’accroche pas et que vous devez la modifier jusqu’à  obtenir au minimum 1% de CTR. En dessous de 1%, vous perdez votre temps et aussi des gains, n’insistez pas et changez radicalement votre message.

Ce n’est que lorsque vous avez réussi à  stabiliser votre CTR que vous pourrez vous rendre sur votre plateforme d’affiliation et y décortiquer vos statistiques. Attendez également d’avoir une centaine de clics pour calculer vos conversions (transactions / clics * 100). Cela peut prendre un peu de temps, mais soyez patient : la méthode est la bonne et ceux qui cliquent sur votre lien sont visiblement intéressés par ce que vous leur proposez. Ce sont des clients potentiels.

Encore une fois, vous allez avoir quelques déchets : clics invalidés, robots suiveurs, etc. Vous n’aurez que très rarement les mêmes chiffres entre la conversion et la transmission.

Nous examinons maintenant vos conversions. En dessous de 1% ; vous pouvez laisser tomber la campagne et le produit : il n’intéresse pas vos visiteurs, la page de vente est mauvaise et donc il n’y a rien que vous puissiez faire. Ne perdez pas de temps et choisissez autre chose.

Au dessus de 1% : félicitations, vous avez gagné de l’argent, on dit merci Thibaut ;-)

Vous constaterez que la conversion est parfois assez élevée. Sur du CPA, j’arrive parfois à  obtenir plus de 15%, comme quoi la transmission est quelque chose de très important et qu’elle conditionne grandement la conversion.

Dès lors, vous avez deux alternatives : soit vous continuez avec une seule campagne en prenant régulièrement note du CTR et de la conversion afin de détecter un signe d’épuisement de celle-ci ; soit, vous incorporez d’autres campagnes avec le risque potentiel de diminution de gain : elles imputeront forcément du CTR et de la conversion à  celle qui fonctionne bien.

Voilà , j’ajoute que j’utilise cette méthode et que j’en suis pleinement satisfait, surtout sur du CPA. Pour les ventes, la technique est rigoureusement identique mais il vous faudra adopter vos seuils de CTR: une conversion sur du gratuit n’a rien à  voir avec du payant.

Soignez particulièrement votre transmission et vous pourrez avoir d’agréables surprises.

Bonnes conversions à  tous.

J’ai vendu mon appartement

Après pratiquement deux ans de galère,et entre autre de dépôt d'annonces immobilières dans les journaux, j’ai enfin réussi à  vendre mon appartement. Cela ne s’est pas fait sans difficulté, et je pense à  tous ceux qui sont dans le même cas en me permettant de leur donner quelques conseils. Après deux ans, j’ai acquéri bien malgré moi un peu de bouteille en matière de vente immobilière ;-)

Tout d’abord, les agences immobilières, une vrai jungle ces gens là  ! Il y a du très bon comme du très mauvais. Surtout évitez les exclusivités: cela ne sert rien, si ce n’est à  mettre tous vos œufs dans le même panier, et ce parfois pendant plusieurs mois. Ensuite, n’hésitez pas à  les faire tourner. Vous signez un mandat, généralement pour une durée de trois mois, reconductible tant que vous ne vous y opposez pas. Si une agence n’est pas performante, dénoncez le mandat le plus rapidement possible.

Multiplier les agences est une hérésie car elles utilisent généralement les mêmes supports de presse et surtout Internet, ce qui fait que votre bien peut apparaitre en multiples exemplaires sur ces supports avec même des prix différents, avec de fâcheuses conséquences sur vos potentiels acquéreurs. Le mieux est de rester avec une à  deux agences maximum, les plus performantes qui se détacheront rapidement des autres.

Bien entendu, j’ai également utilisé un certain nombre de site Web spécialisés. Là  encore, c’est la jungle:

    PAP. Quelques appels de particuliers, la plupart était des curieux qui n’ont pas donné suite. Des agences aussi qui osent … Un site que je conseille tout de même, quoiqu’un peu cher, mais vous aurez du tri à  faire.
    Vivastreet, un bon site gratuit qui vous ramène beaucoup de visites sur votre page web, ainsi que de nombreux coups de fil. Pratiquement toutes les agences lyonnaises m’ont appelé par leur intermédiaire. Quelques particuliers aussi vous appelleront.
    Gumtree, LE site de petites annonces en Angleterre, dès fois que votre bien intéresserait nos amis d’outre Manche; ils sont de plus en plus nombreux à  venir s’installer chez nous.
    Seloger.com, sans doute le meilleur de tous les sites d’annonces immobilières. Mais je ne suis jamais arrivé à  m’y inscrire comme particulier. Par contre, il drainera énormément de gens sur votre agence.

Les autres étaient sans grand intérêt, du moins dans mon cas.

A noter que certains de ces sites vous enverront pas mal de publicités par SMS.

D’autres moyens que j’ai utilisé avec plus ou moins de succès:

    Youtube qui me génère toujours pas mal de trafic.
    Adwords si vous avez un peu de budget. Par contre, il est assez difficile de se positionner sur des requêtes immobilières, surtout en face des poids lourds. Toutefois en utilisant quelques combinaisons avec le nom de votre ville, vous pouvez avoir quelques bonnes surprises. Le réseau de contenu peut être également une bonne alternative.
    Les petites annonces dans la presse locale, quelques retours également en provenance de gens qui n’ont pas d’Internet (Oui, ça existe encore ;-)
    Des centaines et des centaines d’annonces déposées dans les boites aux lettres. Je déconseille si vous n’aimez pas la marche à  pied, les grosses impressions sur votre PC et surtout le ras-le-bol devant l’impossibilité de pénétrer dans la plupart des immeubles. Etre colporteur, c’est vraiment un sacerdoce.

Quelques petits conseils additionnels:

    Prévoyez absolument une petite page Web, cela ne peut que vous aider, et plusieurs sites d’annonces vous proposent d’entrer une URL lors de la création de votre annonce. De plus, c’est un excellent vecteur de communication.
    Lorsqu’un particulier vous contacte, demandez lui toujours comment il a eu votre téléphone, ou votre email, cela vous aidera à  déterminer les meilleures « conversions ».
    Vendez avant d’acheter.
    Evitez absolument les prêts relais.
    Ne désespérez pas, votre acheteur est peut être votre voisin ou votre frère.
    En dernier recours, cassez le prix et faites une journée portes ouvertes.

Et finalement, je vous dévoile ce qui a le mieux marché pour moi, puisque c’est comme cela que j’ai finalement vendu: les petites annonces de proximité, comme quoi Internet n’est pas une finalité en soi. Collez des petites affiches dans votre immeuble, ou dans les petits commerces de votre quartier (boulangerie, supérette, coiffeur, boucherie, etc.) Mettez des photos en couleur, et n’oubliez pas de mettre le filtre indispensable: « agences s’abstenir ». Les gens qui vous contacteront sont souvent de très bons acheteurs, car ils connaissent déjà  le coin, et souhaitent y rester, parfois coute que coute.

Je termine en remerciant vivement les personnes qui m’ont aidé dans ce qu’il faut bien appeler une aventure:

Christophe qui vend toujours son Duplex à  Montpellier, Cimm Caluire (Appartement Caluire), Virtagence, Capifrance, Rudy, mes affiliés, Bruno, Kysban, Seb et finalement mes parents pour leur support.