Lier ou ne pas lier

Pas de lien = pas de trafic = pas d’argent.

Ce n’est pas un prédicat mais bien une réalité. On nous a souvent dit, que nevermind s’il n’y a pas de liens, du moment que le contenu est de qualité, les gens vous en feront gratuitement. A cette affirmation, en provenance de soi-disant experts, je dis: « des clous ».

Certes, il y a les copains qui n’hésitent pas à  vous en faire, et puis de temps en temps un de vos articles sort du lot, mais dans l’ensemble les gens vous font rarement des liens gratuitement, du moins c’est mon sentiment. Vous n’avez qu’à  compter le nombre de nouveaux liens qui apparaissent tous les mois et qui pointent sur votre beau site. Même s’il est de qualité, je n’ai franchement pas l’impression que c’est la panacée. D’ailleurs sur les forums, ne voit-on pas souvent ce genre de question:

Vous connaissez un site qui s’appelle Pagasa et qui parlent des botnets ?

Et la réponse massue qui s’ensuit:

Tu vas sur Google, et tu tapes Pagasa botnet.

Ou pire encore, cette horrible machine à  tuer les liens:

http://lmgtfy.com/?q=pagasa+botnet

Pagasa existe depuis maintenant 8 années. J’ai eu le temps de constater ces faits durant tout ce temps. Même si vous faites quelque chose de bien, il est de plus en plus difficile de sortir du lot, de percer et surtout de dépasser les sites institutionnalisés.

C’est là  aussi, je trouve une grande hypocrisie de notre grand ami à  tous, l’inoxydable G qui dit que finalement, il faut toujours privilégier les liens dits « naturels », ceux qui se font parce qu’ils le valent bien et surtout parce qu’ils sont beaux. Quelle est la proportion maintenant entre les liens naturels et les liens artificiels, ceux qui sont construits juste à  des fins de SEO: 10% de « bons » liens et 90% de spams liens issus de la diversité.

A l’instar de ce qui se passe dans votre messagerie, il y a quelques années, on trouvait un peu de spam parmi les bons liens; de nos jours, on trouve quelques bons liens parmi le spam.

Et puis, il est peut-être judicieux de rappeler quels sont les enjeux financiers qu’impliquent la construction des liens:

liens = trafic = argent

Si nous prenons en compte les directives recommandations de G:

bon contenu = peut-être des liens = peut-être du trafic = peut-être de l’argent

La trop grande fréquence du mot « peut-être » risque tôt au tard d’inquieter votre banquier, n’est-il pas vrai ?

Si vous reprenez mon expérience « Objectif Classement« , que constatez-vous ? Que j’ai passé des mois à  construire la notoriété d’un article. Pour écrire ce dernier, j’ai du mettre quelque chose comme deux bonnes heures. Pour le reste, nous en sommes à  plusieurs mois maintenant, et ce n’est pas encore fini. J’y travaille d’ailleurs encore et les résultats sont là .

C’est là  un dilemme intéressant finalement et qui pour ma part se rapproche beaucoup de ce qui se fait dans la vrai vie. Construisez un produit ou un service de M., mais collez-lui un commercial d’enfer, que se passera-t-il ? C’est dommage finalement car ce que l’on cherche avant tout, c’est un bon produit ou un bon service, peu importe la manière dont il est vendu.

Alors lorsque l’on est un petit webmaster de rien du tout, la question se pose: quelle doit être notre priorité ?   Faire du bon contenu, en espérant un jour lointain être enfin reconnu ou bien se focaliser sur le marketing et sur de rapides bénéfices ? Je peux tenter de répondre à  cette question en vous parlant de ce que je connais bien: la communauté des méchants.

Au sein de cette communauté, la plupart des produits et services proposés font la belle part à  la construction des liens: logiciels comme Xrumer, LFE, services de « blast », coopératives de blogs, etc. Ceci se fait   généralement au détriment des services de rédaction de contenu, dont le nombre est beaucoup plus restreint. Les gens ont choisi de se focaliser sur l’aspect purement marketing des choses. Maintenant l’aspect purement court-terme de ce genre d’activité fait aussi que le contenu n’est qu’une variable sans véritable importance et qui doit prendre un minimum de temps.

Sur ces brèves paroles, je vous laisse méditer et terminer votre mémoire de fin d’étude de 900 pages qui ne sera lu que par trois personnes dont vous même.

Tactique pour indexer des liens

Pour faire suite à  la technique de la petite bête, je vous livre ici une autre méthode clé en main et dont le but est toujours une meilleure indexation de vos liens.

Initialement pour indexer mes liens, j’utilisais une méthode toute simple: sur plusieurs de mes blogs, j’avais un script PHP qui centralisait tous mes liens et en affichait quelques uns en effectuant une simple rotation. Les liens n’étaient pas visibles pour l’utilisateur mais simplement pour les moteurs; du bête cloaking en définitive. Cette méthode s’est avérée particulièrement efficace, grâce notamment à  la magnifique structure inter-liens de WordPress, mais je n’ai pas continué dans cette direction, car je n’aime pas mélanger les genres: un blog WH quelconque n’est pas destiné à  indexer des liens, il est là  pour faire de l’argent ou distraire mes lecteurs. Et puis à  la longue, il m’est venu l’idée que la problématique de l’indexation des liens est quelque chose qui doit être complétement mis à  part et géré comme un véritable projet doté d’une véritable pérennité.

Je me suis donc attelé à  la construction d’une nouvelle machine infernale, avec les objectifs suivants:

– Qu’elle soit dans son coin, qu’elle bosse toute seule et ce ad vitam eternam.
– Qu’elle soit rentabilisée et qu’elle ne me demande aucun effort intense.

L’architecture de cette machine s’articule autour de plusieurs modules distincts: le script Ant, le script Mxrss et WordPress MU doté de plugins particuliers.

Tout d’abord, la première chose qu’il faut savoir est que j’ai mon propre serveur Ant, car c’est un outil fondamental dans toutes mes stratégies. Ce site est invisible aux yeux de tous, et doit le rester. En clair, il n’est jamais exposé et aucun lien n’est jamais construit vers ce site. Pour le préserver, j’utilise plusieurs artifices: cloaking, bannissement, faux messages d’erreur et surtout Mxrss. Ce script a été placé sur des pages perso, gratuites ou autres et sous le couvert d’innocentes pages appelle tranquillement mon serveur Ant qui reste donc invisible et fait tranquillement son travail en tache de fond. Je profite de cette occasion pour vous rappeler de mettre souvent à  jour Ant, car en fonction des fils RSS, certains imprévus surviennent souvent. C’est par son utilisation intensive que j’ai pu constater plusieurs problèmes liés au décodage RSS, particulièrement sensible.

L’exploitation du serveur Ant est automatisé à  l’extrême: je suis capable de déployer tout un package en à  peine quelques secondes grâce à  une succession de scripts Shell et Perl.

La deuxième pièce maitresse de l’arsenal est un WordPress MU, qui permet la création quasi-illimitée de blogs. Je préfère utiliser ce genre de CMS plutôt que de multiplier les domaines, sources trop importantes de travail, et bien entendu de frais. WordPress a aussi l’avantage d’avoir une structure qui s’indexe très bien et aussi un nombre incroyable de plugins qui vous facilitent grandement la vie.

Avant tout, il faut savoir que même si la machine infernale est avant tout un outil, il ne me parait pas superflu de tenter de la rentabiliser. Un nom de domaine coute, un hébergement coute, de l’exploitation coute, du développement coute, etc. Vous avez certainement déjà  une idée du prix d’un nom de domaine, donc je ne m’y attarde pas. Pour l’hébergement, il vous suffit de diviser le cout mensuel par le nombre de sites Web.
Par exemple, je paye $14 mensuel pour un hébergement illimité chez Hostagator sur lequel j’ai déposé 10 sites. Mon cout par site est donc de 14/10 = $1,4 par mois. Pour l’exploitation, il suffit de prendre votre salaire mensuel et de le diviser par le nombre d’heures par mois que vous travaillez pour obtenir votre cout horaire.

C’est donc avec ce double objectif que je développe ma machine infernale: indexer mes liens et avoir un minimum de revenus pour couvrir les frais engagés, sinon cela s’appelle perdre de l’argent, et c’est fort dommage, même pour un Français.

Dans mon cas, j’ai basé mes blogs sur une thématique proche du produit que je cherche à  promouvoir, je n’utilise aucune bannière, aucune régie PPC (surtout pas d’Adsense !) et m’appuie uniquement sur le plugin TrafX qui permet de bien « véhiculer » mes visiteurs vers la page de vente et surtout de voir le taux de clic (CTR).

Pour le contenu, c’est tout simple, je me contente de créer un autoblog video, à  base de Youtube, Dailymotion, Break, etc. J’utilise au choix deux plugins: wp-o-matic ou Phpmyvideoblog, avec une préférence pour ce dernier. Je préfère les vidéos aux contenus qui sont toujours dupliqués et peuvent vous amener des ennuis.

Après, j’optimise au mieux le WordPress avec les dispositifs habituels: structure du permalien, articles récents, archives, tags, calendrier, etc. De sorte de faire un maximum de liens internes.

Finalement, j’intègre dans un widget le fil RSS construit par Mxrss et qui contient les liens en provenance du serveur Ant (qui reste invisible). Par défaut, WordPress contient un lecteur RSS intégré mais il n’est franchement pas génial. De cette manière, mes liens sont déposés sur les nombreuses pages crées par WordPress et se retrouvent rapidement indexés.

Grâce à  WordPress MU, je construis autant de blogs que je le souhaite, avec à  chaque fois les mêmes artifices: le plugin vidéo, le plugin TrafX, et les liens RSS dans les widgets. Cela ne demande que quelques minutes, cela finit par rapporter un peu d’argent et surtout cela indexe mes liens.

Je conclue cet article en vous souhaitant de bonnes fêtes de fin d’année et en vous prodiguant les conseils suivants:

– Mangez très gras, très sucré, très salé, ajoutez du poivre ou du Ras el hanout.
– Adhérez au CAG (Club des Amis du Gras), fondé par mon propre frère Sylvain, et dont je suis membre d’honneur.
– Ne mangez pas 5 fruits et légumes par jour.
– Blacklistez définitivement mangerbouger.fr et autres pénibles aseptisants vantant la culture brocolis-vitel.
– Buvez 4 verres de ce cadeau divin qu’est le Chateauneuf du Pape, de sorte que la cousine Hildegarde vous oblige à  rester dormir chez elle, à  proximité du lit de camp de Gwendoline, sa collègue à  l’abyssal décolleté.

« Mieux vaut crever dans le champagne que mourir dans la tisane. »