Echange de trafic: bilan après un mois

Cela fait maintenant quelques semaines que j’ai commencé à  faire de l’échange de trafic avec d’autres blogs et le résultat est plutôt concluant.

Tout d’abord, cela m’a permis de distribuer plusieurs centaines de clics en direction d’autres blogs. Vous allez me dire « et alors, qu’est-ce que tu y gagnes ? » Et bien, c’est tout simple: d’autres lecteurs tout simplement car les webmasters lisent leur stats et regardent la provenance de leur trafic. Si Pagasa leur envoie beaucoup de visiteurs, c’est quand même le signe qu’il est lu, qu’il peut drainer du trafic et donc qu’il est digne d’intérêt; un webmaster peut alors devenir un lecteur régulier, surtout si la thématique est proche de Pagasa.

Ensuite des partenariats: grâce justement à  l’afflux de ces nouveaux webmasters, des liens ont été crées (et pas seulement du backlink): un webmaster aura plus facilement envie de citer Pagasa, surtout si celui-ci lui envoie du trafic, c’était aussi le but. J’ajoute que cela a permis d’aiguiller mes propres lecteurs vers d’autres sites intéressants. Après, c’est vous qui voyez, après tout ce n’est pas de l’incentive ni de la redirection sauvage, contrairement à  un site ucques.

Après, la mise en place de cet échange a eu quelques heureuses conséquences que je n’avais absolument pas prévues. Dans l’échange, j’ai placé quelques liens d’affiliation que je jugeais intéressant; après plus d’un mois d’utilisation, je constate que le taux de conversion est bon. Il y a deux raisons pour cela: tout d’abord l’ergonomie du lien est bonne; en bas de l’article juste après la lecture et en gros caractères clignotants, les yeux du lecteur vont être forcément attirés par le lien. Ensuite, le fait que les liens tournent aléatoirement est aussi une bonne chose: la diversité implique un nombre de clics plus grands.

D’un point de vue purement technique, le script enregistre les affichages ainsi que les clics, de sorte que je puisse calculer le CTR qui me permet d’abord d’isoler au mieux le profil du visiteur. Je sais désormais que la majorité des cliqueurs est très intéressée par le référencement mais aussi la génération de trafic. Mais il y a moyen d’aller beaucoup plus loin, et c’est l’expérience parallèle que j’ai mené sur un autre blog que je possède.

Comme je vous l’ai déjà  expliqué, les liens tournent aléatoirement; certes, c’est une bonne chose mais il y a moyen d’optimiser encore plus. Cet autre blog est en anglais et parle de voyages. Dessus, j’ai une affiliation au CPA de réservation d’hôtels. Clairement, l’idée n’était pas d’échanger du trafic mais de gérer au mieux cette affiliation. Sur ce blog, j’ai inséré mon script d’échange de trafic mais en y apportant quelques modifications: le titre du lien d’affiliation apparait en fonction de l’article lu. Si par exemple vous lisez quelque chose en rapport avec Venise, alors le script vous propose « plus d’informations sur Venise ». Le résultat est impressionnant, depuis la mise en place de ce système, le CTR a explosé et le succès est là : de 15 à  20% de conversion ! Une bien belle réussite en tout cas.

En ce qui concerne mon taux de clics sur les autres publicités (Adsense, Blogbang, etc.), il n’a pas bougé. Je peux donc en conclure que cette technique n’a pas beaucoup d’impact néfaste, bien au contraire et que je n’ai plus qu’à  la généraliser.

Parking de domaine: pas une si bonne affaire que ca

Vous avez déjà  connu ça souvent: vous faites une recherche et vous tombez sur un site un peu bizarre, sans réel contenu et bourré de liens étranges vers d’autres sites. Vous êtes sur ce que l’on appelle un site « parké ». Lorsque vous cliquez sur un de ces liens, le propriétaire perçoit une petite somme d’argent et vous envoie vers un cybercommerçant.

Cette technique est souvent utilisée chez les domaineurs, des gens qui sont dans le commerce des noms de domaines, un business assez mal connu mais qui brasse quand même des millions d’Euros. Il y a aussi ceux qui ont acheté trop tôt leur domaine avant que le site web qui s’y rattache ne soit complètement opérationnel. Ceux qui veulent se débarrasser de leur nom de domaine, ceux qui s’en fichent mais qui veulent quand même gagner de l’argent et finalement ceux qui en font un business à  part entière.

Evidemment cela fait rêver beaucoup, imaginez un peu: vous avez un site dont vous ne vous occupez jamais et qui vous rapporte de l’argent. En supposant que vous disposez de 1000 sites qui chacun vous font gagner 0,1€ par jour, cela revient à  faire 100€ par jour. Intéressant quand même quand on la flemme. Mais ne rêvez tout de même pas: gérer 1000 domaines, ce n’est pas rien. J’ajoute qu’encore fois, c’est grâce au levier que vous gagnerez beaucoup. Si vous êtes capable de gagner 0,1€ avec un site, il vous suffit simplement de multiplier votre action par 1000 pour gagner 1000 fois plus. Avec l’automatisation poussée au paroxysme, ce théorème revient bien souvent dans l’univers « underground »; mais avec le recul, j’estime qu’il doit être un peu plus tempéré car au fil du temps survient une situation souvent difficile à  maitriser: la saturation.

Bref, cela semble bien idyllique tout cela et les quelques fortunes qui s’y sont faites ne sont pas là  pour me contredire. Mais en fait, si le concept est tout de même intéressant, ce n’est pas une si bonne affaire que ça.

Tout d’abord, il faut savoir que lorsque votre domaine est parké chez des gens comme Sedo par exemple, et bien vous n’êtes pas libre de faire ce que vous souhaitez: interdiction de générer du trafic. Ce n’est pas très sympa, comment faire alors pour développer mes gains ? Il est interdit de créer des liens ou faire de l’arbitrage via une régie PPC car c’est mal ! Votre domaine parké a alors intérêt d’être très bien optimisé si vous voulez qu’il intéresse les moteurs de recherche. Et malheureusement, c’est très rarement le cas. Il y a des gens qui contournent le problème en utilisant la bonne vieille méthode du « watermark »: vous collez votre URL dans une image ou une vidéo que vous mettez sur Youtube. Ainsi le trafic obtenu est ce que l’on appelle « typed-in », c’est à  dire que l’URL est directement tapée dans le navigateur et elle est donc vierge de toute référence, donc « propre ». Mais c’est à  vos risques et périls: vous risquez d’être bannis.
Finalement si vous ne pouvez développer votre trafic, votre site risque de ne jamais être visible et il est même envisageable qu’il vous fera perdre de l’argent. Remarquez qu’un .info chez Godaddy ne coute que $0,99 mais il faut quand même les faire; et puis ca risque de prendre un peu temps avant que vous ne soyez redevable de l’Incitation à  Sortir de France.

Et puis il y a une chose quand même essentiel et je sais que ce n’est pas bien du tout d’en parler mais flà»te, je le fais quand même: l’argent. Bah oui, c’est quand même important. Alors, je m’explique, accrochez-vous, c’est parti pour une longue plongée dans l’univers des intermédiaires.

Alors voilà , je vous explique la pire des situations, sachant que quelques fois ca peut être moins pire, mais quelque fois c’est encore pire que pire !
Quand vous cliquez sur le lien contenu dans une page parkée, en fait soit vous avez affaire à  un simple lien d’affiliation (moins pire) ou bien un lien PPC (Pay Per Click, le pire du pire). Ces liens PPC peuvent être des feeds de régies publicitaires ou parfois de simples comptes Adsense Premium. Donc voilà  comment ca se passe au premier niveau: vous cliquez, vous gagnez un peu d’argent et c’est bien le gestionnaire du parking qui vous crédite. Mais en allant un peu plus loin, lorsque vous avez cliqué, en réalité une partie du bénéfice (souvent 50% ou 70%) est allée directement au gestionnaire du parking, l’autre allant à  la régie PPC, par exemple Adwords.

La personne qui a acheté le clic est souvent un marketeur, quelqu’un qui gagne sa vie en vendant les produits des autres, une très bonne affaire ;-) Cette personne travaille généralement avec une plateforme d’affiliation en charge de la promotion des produits d’une société quelconque. Parfois certaines de ces plateformes se contentent de facturer un service à  un prix fixe, mais d’autres plus spécialisées prennent également une commission au passage.
Finalement après la plateforme, vous trouvez le fournisseur final qui vend le produit. Voilà , j’espère que vous avez compris; en fait, nous sommes en face d’une chaine assez conséquente, avec d’un côté un fournisseur et de l’autre, tout au bout il y a vous avec votre malheureux domaine parké.

Je vous explique avec un exemple afin de faire cesser le doute que je sens jusqu’ici.

Sur son site web, la société « Les Voyages Marquette-lez-lille » vend des séjours de 2 jours à  Bruxelles pour la modique somme de 70€. Cette société s’est associée à  la plateforme d’affiliation « Deglingfiliation »: pour chaque voyage vendu, la plateforme touche 15% de commission, soit 10,5€. Généreuse, la plateforme commissionne ses affiliés à  hauteur de 5€: pour chaque voyage vendu, l’affilié touche donc cette somme.
L’affilié, un type de Lyon qui refuse de donner son nom, choisit une campagne au clic chez KliKlik pour promouvoir le voyage. Tablant sur une conversion autour de 2%, il achète le clic à  0,05€.
Sa campagne est diffusée sur les sites du gestionnaire de parking « Bouchon ». Il se fait que c’est précisément chez eux que vous avez parké votre nom de domaine (mmontricot.com).
Lorsque que quelqu’un clique sur une annonce, Bouchon reçoit de KliKlik 0,025€, soit la moitié de ce qu’a payé le type de Lyon qu’on ne connait pas.

Voilà , et vous ? Ah oui, excusez-moi, je vous avais oublié. Et bien vous recevez l’astronomique somme de 0,125€ de Bouchon. Vous voyez donc clairement où je veux en venir: du fait du nombre incroyable d’intermédiaires, le parking de nom de domaine n’est franchement pas une très bonne affaire. On passe d’un chiffre d’affaire potentiel de 10,5€ à  0,125€, pas de quoi être fier.

Pas de solution alors ? Si bien sà»r, il faut aller où va l’argent en réduisant au maximum les intermédiaires. Idéalement, il faudrait pouvoir contacter « Les Voyages Marquette-lez-lille » et travailler directement avec eux. Ce n’est bien sà»r pas toujours possible et ils vous recommanderont de vous adresser à  « Deglingfiliation », mais parfois ça fonctionne. En fait, cela marche lorsque la société ne sait pas ce que c’est que l’affiliation et que c’est vous, le héros qui lui ramène ce « tout nouveau concept fabuleux qui a fait progresser notre CA de 10% l’année dernière ».

Après, vous pouvez également créer vous même votre propre script de parking. Certaines régies au clic proposent des solutions intéressantes via des feeds XML de produits. Libre alors à  vous de les mettre en forme à  coup de Perl/PHP et de gagner de l’argent: après tout, les gestionnaires de parking de domaine n’ont pas le monopole.