Forum: les dessous d’un business méconnu

C’est sympa un forum, ça permet de retrouver sa tribu tranquillement et de discuter de choses diverses et variées, telles que le point de croix ou l’histoire du tricot à  travers les ages. L’avantage aussi, c’est que l’on n’a pas trop de soucis à  se faire avec le contenu: les gens travaillent pour vous en créant des discussions, l’idéal absolu lorsque l’on est une grosse feignasse comme moi né fatigué.

J’ai pour ma part moi même un forum que j’administre pour une association Franco-Philippine dont je m’occupe. J’utilise une version SEO de phpBB que je recommande vivement. A ce sujet, une petite chose à  signaler: cette version est écrite par des Français. Comme quoi, lorsque nous cessons de râler, nous sommes vraiment capables de faire de bonnes choses :-|

Le principal problème que je rencontre avec ce forum se résume aux quelques spams que je reçois principalement en provenance du sinistre Xrumer. Même s’il m’ennuie un peu, je dois bien reconnaitre que ce programme est un petit bijou de technologie Blackhat. Il scanne les moteurs de recherche pour y trouver les signatures des forums tels que phpBB, Vbulletin, etc. S’y inscrit automatiquement, au passage en cassant le captcha du formulaire d’inscription et en répondant par lui même au lien de confirmation. Puis il peut poser une question afin de se faire passer pour un être humain, et finalement il termine son méfait en déposant le spam en lui même. Aux dernières nouvelles, il serait même capable de casser les captcha de Gmail et de Hotmail. En bref, une bien belle cochonnerie pour un administrateur de forums, mais un outil fabuleux pour les ceux et ceusses du côté obscur.

Comme je suis vénal, je tente de gagner un peu d’argent avec ce forum. Je choisi la solution de facilité en y mettant Adsense. Je peux aussi proposer à  des gens des slots publicitaires à  base de bannières ou de liens texte. Bien entendu, je dois tout de même rester dans la thématique du forum au risque de faire fuir mes participants. J’ai également la possibilité de vendre des liens avec comme conséquence potentielle la fuite de mon PR. Vous tenez désormais la raison pour laquelle Pagasa est passé de PR5 à  PR0 en 6 mois à  peine.

C’est bien joli, Adsense et tout le reste, mais finalement cela ne rapporte pas grand chose. Comme je suis quelqu’un qui navigue plus sur la scène internationale (celle où l’on parle anglais, sans toutefois être nécessairement d’origine anglo-saxonne), je commence à  fouiller et à  enquêter sur les pratiques qui se font hors du pays de la langue de Molière Louis XIV (pour changer un peu).

Dans un premier temps, j’ai trouvé une méthode toute bête mais qui malheureusement ne trouve pas écho sur la scène Française: la négoce de signatures de forum. Vous vous contentez de louer votre signature de forum à  quelqu’un qui va y mettre l’URL de son site, ou un lien d’affiliation déguisé. Comme je vous l’ai déjà  expliqué avec mon site de test smtp, les signatures de forum sont de très bon vecteurs de trafic. Alors si quelqu’un est prêt à  payer pour cela, autant en profiter.

Vous n’y croyez pas ? Et bien voici la preuve de ce que je dis:
Jetez un oeil sur DigitalPoint. Le WTB signifie Want To Buy, quelqu’un qui est prêt à  acheter votre signature. Et il n’est pas rare de trouver des slots à  $20 par mois. Cela va surtout dépendre du nombre d’articles postés par son propriétaire. à‰videmment quelqu’un qui possède 4000 articles à  son actif a tous les arguments pour justifier d’un prix plus élevé. Et bien entendu, il y a beaucoup d’autres forums avec beaucoup d’autres thématiques, mais sachez que le marché existe et qu’il ne faut franchement pas faire beaucoup d’efforts pour y entrer.

Une autre idée est de se faire payer pour poster. Le problème lorsque l’on commence un forum, c’est bien entendu les articles. Sachant que pour un 100 lecteurs, vous disposez en moyenne de 1 à  2 posteurs, il vous faut du monde pour arriver à  générer des articles et faire vivre votre forum. Donc l’idée est de payer des gens pour aller écrire des articles sur le forum. Ainsi, on arrive à  créer des discussions et motiver les gens à  répondre et à  interagir avec ce qui est proposé. De cette façon, on développe artificiellement le forum. La fin justifie les moyens, et finalement il ne s’agit que d’un autre mode de promotion que de payer quelques Euros d’Adwords. Les tarifs vont de 5 centimes (de dollars) à  15 centimes (toujours de dollars) par article. Si vous intervenez souvent alors vous pouvez facilement vous faire quelques Euros, mais pas de quoi fouetter un chat. Remarquez que si votre beau site de tricot fait moins de 1 euro par jour de revenus, vous avez tout intérêt à  passer plus de temps sur un forum à  vous faire payer plutôt que vous lamenter sur vos revenus Adsense. C’est toujours sur DigitalPoint que vous pouvez trouver des gens cherchant des posteurs. J’ai moi même été contacté pour poster sur un forum francophone. Mais la niche « très particulière » ne m’a pas emballé du tout. Sinon il existe des forums qui vous rémunèrent directement pour chaque article crée. Curieux business modèle, il est vrai mais après tout pourquoi pas: il y en a bien qui vous payent pour uploader des photos de votre copine après la cuite qu’elle s’est prise pour la réussite de son P1 de médecine.

Finalement la dernière technique que j’évoque s’adresse aux administrateurs de forums. Et faites attention à  ce que vous faites, car elle n’est pas sans risque. N’allez surtout pas dire que c’est de la faute de Thibaut si un jour on vous reproche d’avoir utilisé cette technique sur votre beau forum de tricot. Je n’y suis pour rien moi dans vos affaires passées, présentes et à  venir (Surtout à  venir).

Alors voilà , le doux nom de cette technique s’appelle le « cookie stuffing ». Pour les puristes francophiles, un petit coup de traducteur automatique, et cela me donne le résultat suivant: le gâteau farci. Heu, je propose que l’on garde l’expression anglaise parce que franchement, avec l’addition du tricot et des gâteaux farcis, Pagasa risque de se transformer en blog de la mère Denis, ce qui n’est pas du tout mon objectif.

L’idée du cookie stuffing est la suivante: lorsque vous proposez un produit via une plateforme d’affiliation, cette dernière met à  disposition des liens, bannières, etc. afin que vous puissiez promouvoir le produit. Bien entendu, la plupart des clients potentiels n’achète pas au premier coup et il faut donc garder une petite trace de leur passage afin de commissionner l’affilié plus tard. Bah oui: si quelqu’un est arrivé sur le site marchand et qu’il achète par la suite, c’est tout de même normal que vous soyez payé. Ceci se fait via un bête cookie qui permet donc d’identifier la personne à  l’origine de la transaction (Donc c’est vous). Toujours entre parenthèses, j’utilise également le même procédé pour la vente de mon appartement, n’hésitez pas à  vous y inscrire.

Alors comme je suis un vilain tout plein, toujours avide de faire de l’argent, et bien entendu de préférence sur le dos des autres, je récupère ce cookie et le jette en pâture à  tous mes visiteurs, qu’ils cliquent ou pas sur mon !&#@!? de lien d’affiliation. Je fais ceci de manière toute bête via un iframe ou mieux une image truquée. Comme je vous vois hocher la tête, je vous explique un peu plus en détail cette dernière.

Dans le template de mon forum, j’insère une image vide:
<img src= »http://www.pinoysbest.com/imgvide.jpg » border= »0″ alt= » » />

Cette image vide est redirigée via un htaccess:

RewriteRule ^imagevide.jpg$ affiliation.php [QSA,L]

Et dans mon script php, je redirige vers le lien d’affiliation:

<?php
header(« Location: http://www.deglingafiliation.com/afil.php?afil=MOI »);
?>

Ce qui signifie que quiconque vient se promener sur le forum se voit déposer automatiquement un cookie sans qu’aucun clic ne soit demandé, et que si par la suite il y a achat sur le site cible, vous serez automatiquement commissionné.

Les sites qui se prêtent particulièrement bien à  ce type de technique sont EPN (Ebay), Amazon et AFF.

Bien entendu, inutile de décortiquer les pages HTML de mon forum: je n’y utilise pas de cookie stuffing dessus, ce serait trop facile :-)

Sachez aussi que le propriétaire de DP, Shawn Hogan est poursuivi par Ebay pour avoir employé cette technique. Evidemment avec plus de 270000 membres, DP est le forum idéal pour sombrer dans la tentation du cookie stuffing. Mais vous voyez bien que l’on ne peut pas toujours se permettre de plaisanter avec les « big dogs ». Vous êtes donc prévenu.

Voilà , il s’agit d’un petit éventail de l’argent que l’on peut gagner en utilisant judicieusement les forums que l’on soit l’administrateur ou simplement le posteur. Il est tout de même frappant de constater que ces techniques aussi souvent utilisées à  l’étranger ne semblent pas beaucoup intéresser la scène Française toujours aussi méfiante vis à  vis de ce que d’autres considèrent comme tout à  fait naturel: le gain.

Référencement: est-ce que cela en vaut la peine

Cela fait maintenant quelques années que je fais du SEO en amateur et je commence à  avoir quelques idées sur la question.

Lorsque l’on commence à  travailler son référencement, on y consacre beaucoup d’énergie, de temps et de recherche. C’est pénible à  la longue d’aller inscrire son site dans les annuaires et polluer son beau site de tricots avec tout plein de liens de retour. Aller commenter des blogs aussi finit par être fastidieux: qu’est-ce que je vais pouvoir bien dire pour ne pas paraitre trop spammeur idiot et pouvoir ainsi passer mon lien en nofollow dofollow ?
Certes parfois, cela va tout seul surtout lorsque le blog d’en face appartient à  un copain.
Aller sur la foule de digg-like et y déposer son article est lassant aussi, etc, etc.

Et puis au delà  du simple référencement, il faut aussi étudier. Les algorithmes changent quand même souvent et il faut du temps pour s’adapter et comprendre comment une page peut bien se positionner.
Il y a des bons moments, quand par exemple votre site se place en deuxième position d’un mot très concurrentiel, vous ramenant 2000 visites par jour et xxx euros d’Adsense par mois. C’est vrai que ca stimule jusqu’au jour ou patatra votre site est déclassé pour une raison que vous avez parfois du mal à  comprendre.

En clair, au vue de tout le travail que cela demande, on est en droit de se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle. Je fais un petit parallèle avec une autre activité que j’ai et que je pratique depuis des années: la bourse.

J’ai fait beaucoup d’analyses techniques, consacré énormément de temps à  étudier les indicateurs, créer des systèmes, tester, etc. Au bout du compte, j’ai quand même pas mal gagné, mais j’ai aussi bien perdu. En gros tout cela s’équilibre. Mais si c’est vrai au niveau argent, qu’en est-il au niveau de la satisfaction: bof finalement ! Et surtout du temps consacré: catastrophique ! Le ROI est lamentable au vue de l’énergie déployée. Et comme le temps c’est de l’argent, en définitif, j’ai perdu beaucoup d’argent.

Le référencement est un peu comme cela aussi. Je lis beaucoup les forums américains et le constat est toujours le même: à  moins d’avoir un site institutionnalisé, il est difficile de garder sa place. La concurrence est toujours plus rude, plus nombreuse, les blackhatteurs passent devant vous l’espace d’un temps, vous repassez, vous êtes déclassé, vous mettez à  jour votre site en changeant son optimisation, vous refaites des liens, etc, etc.

Et surtout la chose qui est la plus pénible, c’est que vous dépendez uniquement du bon vouloir d’un moteur de recherche, ce qui dans le business est très dangereux.

Sur un autre forum US que je lisais l’autre jour, un webmaster disait que le fait de perdre une place dans les SERPS pouvait lui faire perdre jusqu’à  100000€ par jour. C’est tragique ce que je pense mais je n’ai pas l’impression qu’un tel modèle est vivable à  terme. Et puis Google n’est pas une finalité en soi.

Il y a 25 ans on disait « quand IBM passe, les autres trépassent ». Après, il y a eu des leaders comme Novell par exemple (Il y en a qui connaissent ?), puis Microsoft avec Windows puis Linux, Altavista, Yahoo, et finalement aujourd’hui Google. Si je regarde le passé, je constate qu’en terme de technologie de l’information, il n’y a rien d’immuable, que tout évolue très vite et qu’il y aura forcément « le jour d’après Google ».

Bien sà»r, il faut continuer à  peaufiner son site, à  utiliser les tags, faire des liens et toutes les astuces qui font qu’une page est mieux perçue qu’une autre, mais je ne suis plus d’avis d’y perdre trop de temps. Et puis je ne vous apprends rien en vous disant que si un contenu est bon alors à  la longue vous atteindrez le summum du paroxysme: le référencement naturel où les gens travaillent à  votre place.

Je regardais tout à  l’heure les statistiques de Pagasa et je me rends compte que les typed-in (accès directs) augmentent progressivement: ils représentent désormais un tiers du trafic quand les moteurs de recherche m’apportent la moitié. Je ne fais pas beaucoup de référencement sur ce blog, je me contente de mettre mes articles sur quelques digg-like comme Scoopeo. Mais ce que je constate c’est que le trafic de qualité vient généralement du trafic typed-in ainsi que celui des sites amis.

Un trafic de qualité, c’est du trafic récurrent généré par un habitué. En clair, quelqu’un qui vient spontanément sur le site parce qu’il y trouve un intérêt certain. Comme par exemple quand vous allez discrètement sur Redtube le soir pour y regarder une partie de jambons: vous établissez une relation de confiance avec le site, et vous êtes susceptibles de devenir client. C’est cela le trafic de qualité: une relation de confiance. Mais attention un tel trafic n’est pas obligatoirement synonyme de conversion, loin de là .

Un trafic moteur est un peu différent: quelqu’un cherche quelque chose, le trouve, consomme la ressource et peut par la suite se transformer en habitué. Le problème, c’est que souvent la ressource ne vous rapporte rien. Mais ce n’est pas trop grave puisque vous travaillez pour la gloire et non pas pour l’argent parce que grâce à  moi, vous savez désormais qu’être vénal, c’est mal.

Alors faut-il stopper tout le référencement et se consacrer uniquement à  la qualité du contenu ? Non, bien entendu il ne faut pas être extrême, le référencement a encore sa place mais il doit être ramené à  sa juste valeur et le temps que l’on y consacre doit être optimisé. Par ailleurs, il y a d’autres moyens de se faire connaitre et qui ne sont certainement pas assez utilisés. Je vous cite mes quelques expériences que je me permet de classifier comme du « référencement passif ».

Tout d’abord l’échange de trafic. Je ne peux que vous conseiller de vous y mettre sur votre blog, c’est une excellente façon de générer du trafic et par la suite de tisser des liens avec vos partenaires.

Ensuite quelque chose de plus connue mais tout aussi intéressante : les signatures de forum. Sur la version anglaise de mon script de test smtp, je n’ai jamais fait aucune promotion et j’en suis maintenant à  l’étape ultime du référencement naturel : les gens font des liens à  ma place et le site monte doucement dans les SERPS. Il se fait que je traine souvent mes guêtres sur DP, et bien entendu ce site est dans ma signature. J’ai là  une très bonne optimisation de mon référencement : je fais de la promotion tout en bavardant tranquillement: mon ROI est largement supérieur au temps que j’aurais pu y consacrer à  faire des liens. Quand vous avez la flemme de créer des liens, je ne peux que vous encourager à  discuter sur un forum.

Finalement le PPC (Adwords et co), c’est une excellente façon d’amener du trafic mais il y a deux problèmes : cela coute vite cher surtout sur une régie comme Adwords. Vous devez avoir obligatoirement un retour sur votre investissement si vous ne voulez pas aller gonfler le nombre gigantesque de gens qui perdent leur chaussettes dans la jungle du webmarketing.

Deuxio cela demande des connaissances et finalement il n’y a pas beaucoup de littérature à  ce sujet, surtout en France. Mais pourquoi donc ? Et bien, c’est tout simple : le business du PPC est une véritable poule aux œufs d’or et ses acteurs se gardent bien de vous expliquer comment ils sont capables de générer des milliers d’euros par jour. Dans ce merveilleux monde, il n’est pas rare de voir des gens qui ont des ROI de 1 :100 : $1 investi entraine $100 de chiffre d’affaires !

En définitif, lorsque l’on n’est pas un professionnel du référencement, on se retrouve devant plusieurs choix : perdre de l’argent (référencement classique), ne pas en gagner tout de suite (référencement passif), ou en gagner beaucoup moyennant un risque (PPC). Faites vos jeux !

Le SEO negatif

Sur bon nombre de forums, on entend souvent des gens pleurer sur leur sort, comme quoi leur beau site a perdu deux places dans les SERPS de Google, qu’il a été blacklisté, bouh, bouh « ¦ C’est triste, surtout après des mois et des mois de travail. C’est là  que l’on est en droit de se poser une bien étrange question : si j’arrive à  me faire blacklister, est-ce que je ne peux pas faire de même pour mes concurrents ?

En clair, parce que je n’ai pas bien suivi les recommandations de Google, je me retrouve viré. Et si je m’attelais à  faire la même chose mais au nom de mes concurrents ? C’est cela le SEO négatif : c’est s’attaquer à  la notoriété d’un site en tentant par tous les moyens de le discréditer aux yeux des moteurs de recherche.

Mais attention, Google nous l’affirme haut et fort: à  l’heure actuelle, il n’y a pratiquement aucun moyen de casser le positionnement d’un concurrent. C’est ce pratiquement qui nous met la puce à  l’oreille. Personnellement, je n’y crois pas, pour la simple et bonne raison que Google utilise des pénalités automatiques, et qui dit automatisme dit algorithme, et donc faille potentielle. Si vous connaissez ou déduisez ne fut-ce que 50 pour cent des rouages d’une programmation, alors vous devriez pouvoir l’utiliser pour vos desseins. L’argument de Google est avant tout purement marketing. D’ailleurs sur les gros forums webmasters, une bonne partie des gens pensent qu’il est possible de casser du concurrent.

Je me m’intéresse maintenant à  quelques moyens d’endommager la concurrence. Attention, il s’agit juste d’une vulgarisation : il est évident que certaines de ces techniques demandent beaucoup plus de détails et de soins que ce que je vais vous exposer.

Tout d’abord, je choisi d’utiliser un détournement d’URL (En anglais 302 hijack) : je crée un site web qui redirige via un code HTML 302 tout le trafic vers ma cible.

J’indexe mon site via des commentaires déposés sur des blogs en do-follow, et j’utilise également des sites de bookmarks, comme StumbleUpon par exemple. Ce qui va aboutir à  la construction d’un site complètement virtuel puisque les pages n’existent pas sur mon site.

Sur ma victime, j’ai trouvé des références vers des URL relatives (<a href= « tarte.php »>Tarte</a> au lieu de <a href= »https://www.pagasa.net/tarte.php »>Tarte</a>. Je récupère le contenu de cette URL en le scrapant, et cette fois-ci, je me construis une véritable page. Je focalise maintenant mon référencement sur cette page, si j’ai de la chance, celle-ci sera indexée, et il est même envisageable que la véritable page soit supprimée de l’index de Google à  cause du duplicate-content. Cette technique existe depuis de longues années déjà . Pendant un temps Google avait définitivement corrigé le problème, néanmoins certains webmasters signalent encore le problème. On peut donc en conclure qu’elle fonctionne toujours.

Une autre idée est de se servir de l’arme fatale de Google : le duplicate-content. Le principe est le suivant : recopier un peu partout la page de la victime afin de simuler des doublons que Google s’empresse d’éliminer. Pour ce faire, on utilise l’outil préféré des lycéens : le proxy. Certains de ses proxy ont la fâcheuse tendance à  laisser beaucoup de trace de leur activité. Ainsi on peut parfois trouver des URL proxifiées dans les SERPS de Google, ces URL contenant la totalité de la page qui a été accédée. La tactique est donc la suivante : proxifier la page de votre victime et indexer l’URL obtenue. Si vous avez un très grand nombre de ces URL, il est tout à  fait envisageable que votre victime soit elle-même pénalisée, à  cause du nombre important de doublons.
Depuis quelques mois, Google a tendance à  effacer les URL proxifiées de son index. Il est de plus en plus difficile d’utiliser cette méthode.

Après, je peux utiliser une technique beaucoup plus simple et qui m’évite d’avoir à  connaitre les rouages des algorithmes des moteurs de recherche.
Je me fais passer pour quelqu’un travaillant pour le compte de ma victime et je m’essaye à  effacer le plus grand nombre possible de backlinks. Via whois ou par l’inévitable page contact du site partenaire, je récupère les adresses des webmasters et leur envoie un joli petit mail à  la sauce suivante :

Monsieur,

Je travaille pour la société XXX en tant que webmaster. Sur votre site web, je constate la présence de liens hypertextes pointant vers notre propre site web. Après examen de votre site, ma nouvelle direction vous demande de bien vouloir retirer ces liens ; il s’avère que ces derniers évoquent un partenariat entre nos deux sociétés dont ma direction ne veut pas entendre parler. Comptant sur votre collaboration et m’excusant par avance du désagrément, je vous demande donc de bien vouloir retirer ces liens dans les meilleurs délais.

Veuillez recevoir monsieur, mes salutations les meilleures.

Sophie STIQUET, webmaster.

L’ennui avec cette méthode, c’est que l’on se fait passer pour quelqu’un d’autre et ça s’appelle de l’usurpation ; et dans de nombreux pays, c’est mal.

Finalement une dernière idée : j’inscris le site web de ma victime dans un maximum de fermes de liens, sites porno ou bannis. En clair, je lui crée ce que l’on appelle le bad Neighborhood (le mauvais voisinage) et qui peut causer beaucoup de dommages. Beaucoup d’experts occultes sont très partagés sur cette technique, certains disent que cela marche, d’autre que non. Cela va donc varier en fonction des critères de popularité du site de la victime.

Je termine en donnant mon point de vue sur le SEO négatif et les quelques discussions que j’ai pu avoir avec d’autres personnes.
Il y a actuellement plus de 450 critères de qualité pour se positionner dans les SERPS et il n’est pas toujours évident de savoir pourquoi on a été déclassé.

Un site âgé a très peu de chance de se faire dé-lister dans le sens où justement l’âge du domaine est un critère très important dans l’obtention de la popularité. C’est d’ailleurs l’un des secrets de Pagasa : il a été crée en 2003 et il est numéro un sur certaines expressions depuis des années déjà .

Ne vous fiez pas à  son PR0, je vous expliquerai plus tard le problème.

Un site qui grimpe trop rapidement dans les SERPS a tendance à  vite se faire refouler, la notion de temps a donc beaucoup d’importance dans l’obtention de la popularité. Cette idée est toutefois démentie par les effets de buzz qui peuvent vous propulser aux meilleures positions par la propagation virale. J’ajoute donc un critère : la grande hétérogénéité des backlinks qui doivent être dotés d’ancres différentes.
Donc pour tenter de nuire au concurrent, il faut créer rapidement une multitude de liens avec la même ancre.

Le duplicate-content est quelque chose que l’on voit assez souvent : la page de référence est toujours celle qui a été indexée en premier. Si l’on souhaite l’utiliser à  son profit, il faut donc s’arranger pour être indexé en premier.

Une autre idée est d’utiliser un nombre très important de pages dupliquées, afin de mettre en alerte les filtres de Google. C’est d’ailleurs cette technique qui a été utilisée avec les proxy.

Finalement un critère qui semble de plus en plus utilisé : la revue manuelle par les équipes qualité de Google ; à  mon avis, celle-ci entre désormais pour une bonne part dans le dé-listage, voir même le listage du site.

Voilà , ainsi ce termine notre petit périple au pays du SEO négatif, un univers bien étrange, méconnu mais qui comporte un certain nombre d’adeptes invisibles et surtout discrets.

Etes-vous un bloggeur à  tendance

On commence à  blogger lorsque l’on est dans l’une de ces deux situations:

– on a envie de raconter sa vie et ses états d’âme, si possible en s’exhibant.
– on se considère comme une sorte de journaliste indépendant et si possible, on souhaite en tirer un petit bénéfice. Et puis après tout qu’importent ce qu’en pensent les pros qui nous rabachent que l’on a pas la carte de leur corporation et cette moitié de gens qui considère que gagner de l’argent est un pêché mortel.

Voici donc à  quoi peut se résumer la communauté des bloggeurs; c’est, je dois l’admettre, parfois un peu réducteur, mais après tout, cela résume quand même pas mal la situation.

Je m’intéresse à  la deuxième catégorie, celle qui a un objectif: informer, et pourquoi pas gagner quelques piécettes. Pour ce faire, ce bloggeur va composer et rédiger toute une série d’articles dont la teneur va varier en fonction de son humeur, ses découvertes, et ses expériences. Au fil du temps, il est fort probable qu’une thématique dominante va sortir de ces écrits. Si l’on prend par exemple la thématique du présent blog, on s’aperçoit que la messagerie et la sécurité y sont des thèmes assez récurrents.

Maintenant la thématique n’est pas quelque chose d’exploitable par un moteur de recherche, tout simplement parce qu’elle induit une notion difficilement modélisable: le concept. Un moteur comprend un mot et certainement une famille de mots mais il lui sera très difficile de catégoriser tel ou tel site dans un thème précis; par ailleurs, il manque au moteur un pouvoir fondamental: le jugement. J’en veux pour preuve que la notion de thème n’apparait jamais chez Google; oui, mais vous allez me dire qu’elle est en partie présente chez Yahoo. C’est juste, mais si le premier est un moteur pur et dur, le second est pour une partie un annuaire géré par des personnes, donc des humains qui ont de la jugeote et qui savent thématiser un site.

Je continue mon argumentation sur la nature du trafic organique généré par les moteurs: vous pouvez sortir sur des requêtes très différentes les unes des autres. Pour ma part, comment pouvez-vous m’expliquer que mon trafic réponde sur des concepts aussi différents que Sendmail, Hummer, Sébastien Chabal, etc. En clair, c’est une notion qui ne semble pas exister, du moins pas sur Google. Maintenant, sans tout remettre en question, je tiens à  relativiser mes propos car je ne prétend pas avoir la science infuse en terme de SEO: dans la mesure où elle est absente, cela ne signifie pas forcément qu’elle n’existe pas, mais qu’elle n’est pas utilisée sur Google.

Si Google n’utilise pas le thème, il lui préfère des tendances; c’est à  dire qu’il construit des résultats, les SERPS, en fonction d’événements qui changent avec le temps. Un contenu est normalement immuable, mais sur un blog, des commentaires peuvent enrichir un article provoquant sans cesse des modifications dans l’index de Google. Vous n’êtes pas sans savoir que Google adore la fraicheur, il est frais mon contenu, il est frais.

Quelque chose qui serait intéressant mais que l’on ne voit que très rarement serait d’incorporer directement les commentaires dans la page principale, au lieu de toujours la déplacer vers une page satellite, la page des commentaires. On s’expose toutefois à  un problème potentiel: la surcharge. Si une page met trop de temps à  se charger alors elle peut être retirée de l’index.

Les tendances vont donc évoluer dans le temps en fonction du contenu et bien entendu des backlinks, les liens pointant vers l’article en lui même. Maintenant, je vous propose quelque chose d’assez neuf: blogger en fonction des tendances du moteur de recherche.

Afin de faire une analogie simple, je vous propose de jeter un œil à  la bourse, c’est de circonstance avec tout ce qui s’y trame en ce moment. Je ne vous demande pas d’acheter des actions mais je préfère vous livrer juste un peu de bon sens lorsque vous boursicotez: on achète toujours quand la tendance est haussière (ça s’appelle jouer long) et on vend toujours lorsque la tendance est baissière (ça s’appelle jouer court). On va donc appliquer cette règle simple avec notre trafic organique: suivre la tendance. Voici un exemple avec les derniers mots clé qui sortent bien sur Pagasa:

– blacklist
– test smtp
– test serveur smtp
– la banque postale
– pagasa

Les trois premiers mots-clés correspondent à  des résultats quasiment immuables depuis de longues années déjà . Ce ne sont pas des tendances, et elles indiquent une position ferme, voir même une domination pour les requêtes « test smtp » et « test serveur smtp ». Le quatrième mot nous intéresse: il s’agit de « la banque postale ». Nous sommes clairement en présence d’une tendance, car cette requête est apparue subitement suite à  la publication de mon article sur l’encaissement d’un chèque américain. Il est fort à  parier que cela ne dura qu’un temps et que petit à  petit, elle disparaitra dans les méandres de Google.

Pourquoi, et bien tout simplement parce que, et d’une, je vais écrire d’autres articles bien plus passionnants, qui vont progressivement faire disparaitre la banque postale de ma page principale, que de deux, il y a peu de chance que l’on fasse un lien valable sur mon article, et que finalement, je n’ai pas trop envie de blogger sur la banque postale, même si c’est ma propre banque. D’ailleurs cette page n’est pas franchement optimisée pour cela.

Mais derrière tout cela se cache tout de même une idée intéressante: blogger à  tendance, dans l’espoir secret de créer une domination qui fera de vous un homme/une femme riche comblé(e). Je vous rappelle que vous faites partie de la seconde catégorie: les journalistes indépendants, sans carte du parti, et qui veulent faire de l’argent à  gogo pour pouvoir les mettre à  la banque postale.

Pour devenir un bloggeur à  tendance, il vous suffit donc de repérer le mot-clé qui apparait subitement dans vos statistiques et qui se trouve assez éloigné de votre thématique habituelle. Pas celle de Google, hein, la vôtre. D’ailleurs sur Google, elle n’existe pas, je vous l’ai déjà  dit. Puis vous pondez un joli article dont vous avez le secret en l’optimisant bien pour Google, de sorte qu’il absorbe bien votre site et que vous sortiez premier dans les SERPS.

Vous ne savez pas comment optimiser un article ? Et bien, je vous livre une partie du secret: vous faites une requête sur votre mot-clé, par exemple, la banque postale et vous regardez où se trouve ce mot-clé dans les dix premiers résultats.

Au fil du temps, vous verrez de nettes améliorations, mais attention à  la suroptimisation, elle peut rapidement vous déclasser; alternez beaucoup: un article généraliste, un article à  tendance, un article généraliste, etc.
Et une chose encore: les SERPS varient beaucoup entre elles: les résultats obtenus sur la recherche Web ne sont pas les mêmes que celles obtenues sur la recherche Blog ou Images.

En conclusion, je me répète, mais je l’ai déjà  dit, je ne bloggerais plus sur la banque postale, je rappelle que je ne suis pas un vil spammeur.

Des liens sur un forum

Dans la série, « je recherche absolument plein, plein, plein de liens pour promouvoir mon site de tricot en ligne », voici une idée assez originale mais qui fonctionne très bien.

Je ne vous apprend rien en vous disant que les forums sont de très bons générateurs de trafic: utilisez une belle signature et vous êtes certain qu’il y aura des curieux pour aller cliquer dessus. Ce n’est pas pour rien que certains proposent de vendre des slots de leur signature sur les gros forums comme par exemple DP.

Au niveau des moteurs de recherche, l’avantage est également certain: un petit backlink de pris, surtout en NoFollow, et qui plus est dans une niche qui ressemble à  la vôtre, c’est tout bénéf.

Maintenant, tentez de glisser votre URL de tricot dans un article sur un forum très policé, réglementé, hiérarchisé, structuré et ordonné, et vous verrez bien ce qui vous arrive.

Dommage, hein ? Surtout que le forum, il a un bon PR et il est crawlé toutes les minutes par la plupart des Bots du monde, de quoi renflouer les 5000€ que m’a coà»té mon site de tricot.

Heureusement, j’ai une petite parade à  proposer: dans la génial prose que nous déposons tous les jours sur les forums, la plupart d’entre nous utilise des petits machins dont personne ne remarque plus la présence: le smiley


Oui, je sais, les smiley sur Pagasa ne sont pas géniaux: ils vont pas bien avec mon template WordPress qui casse tout le formatage lorsqu’ils sont utilisés en GIF. C’est pour cela que j’utilise encore des machins comme cela: B-] ou =8-( suivant l’humeur.

Donc l’idée est toute simple: utiliser des smileys pour incorporer discrètement votre lien.

Voici un petit exemple extrait d’un forum de discussion:

… et donc sachez qu’acheter des liens, c’est mal et interdit et qu’en plus faire de l’argent sur le dos des Internautes, c’est très grave, et que je n’accepte pas que blablablabla … Et j’insiste en disant que la publicité tue le web et que blablablabla … et que Sarko c’est un blablabla …

… Certes mais Google a dit que blablablabla … Argent, Adsense, ca sert à  quoi, il faut arrêter de nous prendre pour des blablablabla …

… Encore un qui veut nous arnaquer avec ses liens d’affiliation, mais tu te prends pour qui blablabla … Et pour les impôts, tu blablabla … police, blablabla …, procès blablabla … tribunal blablabla …

Et ma réponse vachement subtile:

Je suis bien tous d’accord avec vous,

LOL, je crois que je vais me mettre au tricot

Et zou, un petit backlink en plus. Vous noterez au passage que j’ai passé très adroitement un petit mot clé. Bien sà»r, l’ancre du lien n’est pas franchement géniale. Un machin du type :-) mais un lien même avec une ancre pourrie, ça compte quand même pas pour du beurre.

Hum, j’en vois qui ont oublié comment coder un lien dans un forum. C’est simple, il suffit d’utiliser le BBcode suivant:

[URL= »https://www.pagasa.net »]:-)[/url]

Si le forum ne comprend pas le BBcode (ça, c’est plutôt bizarre):

<a href= »https://www.pagasa.net »>:-)</a>

Voilà , à  utiliser sans avec modération et à  vos propres risques et périls car tenter d’injecter des liens sur un forum sans demander l’autorisation aux autorités de régulation, c’est mal.