La technique de la petite bête

Lorsque l’on crée un grand nombre de liens en vue de bien se classer sur un mot clé, on s’expose irrémédiablement au même problème: les liens sont crées, mais sont-ils bien pris en compte par Google ? C’est là  un éternel dilemme qui revient souvent et qui nous fait tomber dans une logique sans fin: mon site a besoin de liens, alors je fais des liens; mais ces liens doivent aussi être liés pour être correctement indexés et surtout transmettre du poids.

Heureusement, on peut souvent compter sur l’organisation interne du site pour indexer nos propres liens. Par exemple, un forum Vbulletin affiche en première page le nom de la dernière personne qui s’est inscrite, les gens qui sont connectés, ceux dont c’est l’anniversaire, etc. Ceci a comme avantage de créer dynamiquement un lien vers notre propre lien, renforçant ainsi les chances d’être indexé.

Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas et les liens orphelins, ceux qui ne sont pas liés, ont beaucoup de chances de ne jamais être indexés, et même de disparaitre à  tout jamais.

Voici un exemple des plus frustrants:

http://www.statbrain.com/www.pagasa.net/

Ce serait quand même sympa d’avoir un lien en provenance de ce PR6, vous ne trouvez pas ? Malheureusement, il n’y a presque aucune chance pour que cela arrive, car nous avons encore affaire à  un lien orphelin. (Enfin plus vraiment maintenant :)

Alors, on peut utiliser des méthodes classiques: le spam-referer, les commentaires de blogs et même créer une ferme de liens avec LFE par exemple et qui n’aurait comme but uniquement d’indexer nos propres liens.

Pour ma part, je vous propose une petite méthode personnelle, bien à  moi et qui réduit considérablement les efforts à  déployer. J’ai appelé cette méthode « la technique de la petite bête » en hommage à  une personne qui m’a beaucoup inspiré sur ce sujet.

La première chose à  faire est de se procurer un hébergement PHP gratuit bien entendu: hors de question de payer pour quelque chose qui ne va pas nous rapporter ne fut-ce qu’une pelure de cacahuètes. Si vous êtes chez Free, c’est très facile. Pour les autres (dont je fais partie), je ne vous ferais pas l’injure de vous expliquer comment vous procurez un plan PHP gratuit.

Dans ma tactique, cet hébergement s’appelle la ruche: c’est elle qui va être le cœur de toute la stratégie. Sur la ruche, vous commencez par créer une page banale, ridicule, inutile: vous pouvez par exemple expliquer que vous êtes une idiote qui s’appelle Hildegarde, qui aime le chocolat glacé et qui rêve d’avoir un iPhone à  Noël pour épater les copines. Bien entendu, il s’agit d’une vitrine, mais celle-ci doit être crédible car elle doit subsister dans le temps.

Derrière la ruche, vous installez Mxrss, mon script qui permet de fusionner plusieurs flux RSS. Pour tester et mettre en route la machine infernale, installez-y un flux quelconque, celui du Figaro ou de Libé par exemple.

Ceci fait, créez-vous un compte Twitter ainsi qu’un compte TweeterFeed. Sur ce dernier, vous allez installer le flux RSS de la ruche; ce sera un machin du style:

http://hildegarde.free.fr/mxrss.php

qui sera donc automatiquement twitté vers votre compte Twitter et son indéniable pouvoir SEO.

Dans la seconde partie que nous appellerons la petite bête, vous aurez encore besoin d’un deuxième hébergement PHP gratuit mais ailleurs cette fois-ci. Là , vous allez encore devoir créer une page stupide, imbécile : vous pouvez par exemple expliquer que vous êtes un idiot qui s’appelle Arsinoé, qui aime les caramels mous et qui rêve d’avoir un Blackberry à  Noel pour épater les copains.

Derrière la petite bête, nous installons le script Ant qui permet de consolider tous vos liens dans un flux RSS. C’est ici que vous mettez tous vos backlinks : profiles, blogs, etc. Ceux qui ont toujours beaucoup de mal à  s’indexer ; ils sont désormais en rotation dans le flux RSS et prêt à  être « consommés ». Vous pouvez pinger la petite bête au moyen de Pingomatic pour faire venir les bots.

Finalement, il nous reste une dernière chose à  faire : la petite bête doit maintenant rejoindre la ruche. Dans cette dernière, vous accrochez donc le flux RSS de la petite bête. Voilà , c’est fini.

Pour résumer, vous disposez donc d’une ruche qui consolide tous les flux RSS contenant vos backlinks et qui les twitte automatiquement. Et le tout est extensible à  l’infini.

Et il y a moyen d’aller encore plus loin : comme votre flux RSS est très facilement transportable, vous pouvez le mettre dans Netvibes, votre compte Yahoo, Google et tout sorte de lecteurs ou agrégateurs, créant ainsi un très joli plat de spaghettis. Bien entendu, plus il y aura de petites bêtes, mieux ce sera. Vous créez une troisième page crétine, demeurée : vous pouvez par exemple expliquer que vous êtes un idiot qui s’appelle Isengrain, vous connaissez la suite ?

Captcha: comment bien les casser

Lorsque l’on aspire à  devenir un Blackhatteur de la mort qui tue, on s’efforce à  automatiser un maximum de choses, de sorte que l’on puisse être capable de générer 1000 sites à  la minute mais aussi un nombre considérable de backlinks en un minimum de temps.

On s’expose toutefois à  deux problématiques techniques de taille: sa propre adresse IP qui va rapidement être repérée par les systèmes de filtre mis en place par certains pour lutter contre les DDOS et le spam (big G et les hébergeurs avec lesquels on va « travailler ») et surtout le captcha, l’arme élémentaire qui prouve que vous êtes bien quelqu’un qui respire, boit de la bière, regarde des films de ucques et non pas un de ces petits robots Perl développés pour le plus grand confort de son utilisateur.

Il y a plusieurs façons de contourner le problème:

– Tout d’abord l’OCR, le logiciel de reconnaissance optique des caractères: il s’agit d’un logiciel spécialisé dans le décodage des images. Le programme va chercher l’image, l’analyser et décrypter les caractères qui y sont écrits. Le sinistre Xrumer embarque un tel dispositif dans son arsenal. Gorc est un utilitaire Linux également capable de faire de la reconnaissance optique. Le gros problème, c’est que ce n’est pas toujours très fiable, car il existe des dizaines de façon de faire un bon captcha.

– Ensuite, vous pouvez utiliser la bonne vieille mondialisation en faisant travaillant des gens qui coà»tent beaucoup moins cher que vous, qui ne font pas grève, qui ne désobéissent pas, qui ne séquestrent pas leur patron ou leur maitresse d’école, qui ne reçoivent pas Gulli à  la télé et qui sont contents de gagner $5 par jour.

Par exemple, un service comme Decaptcher vous propose de décoder manuellement 1000 captchas pour seulement $2, vive le village mondial !

– Et finalement, il existe une autre façon très originale et pas assez souvent commentée: la méthode de la taupe.

A l’instar de l’outsourcing (cas de Decaptcher), l’idée est d’utiliser l’Internaute Lambda qui doit entrer un captcha pour pouvoir visualiser par exemple une vidéo de Denise Fabre présentant ses boutiques de tricotin.

Pour faire simple, je crée un site qui sous le couvert d’une opération triviale va en fait aller me faire en sous-marin une autre opération, à  savoir une inscription sur un forum protégé par un captcha; et tout cela gratuitement et avec la généreuse contribution de mes chers visiteurs.

Voici la technique exposée de A à  Z: je commence par acheter un .com à  $1. Puis j’y installe un script d’annuaire gratuit. Ce genre de script plait toujours aux webmasters qui cherchent à  construire des backlinks, surtout ceux qui ne demandent aucun lien de retour. C’est du trafic assuré et les mêmes gens qui reviennent souvent. De plus, on vous fait des liens sans que vous le demandiez. Pardi, des backlinks à  l’œil ca circule bien, même pour des annuaires pourris. Mettez votre annuaire dans la signature de votre compte sur un forum Webmaster, et vous allez voir le résultat.

Mais revenons à  nos moutons: je modifie alors le code de l’annuaire à  ma façon; je récupère l’image du captcha et l’incorpore directement dans le formulaire de l’annuaire. Bien évidemment la récupération de l’image se fait toujours via un proxy ou Tor; hors de question de toujours présenter l’adresse de mon serveur au site qui m’intéresse.

A la longue, je finirai par me faire repérer, et certainement me faire filtrer. Mon visiteur n’a plus qu’à  entrer les informations (dont le captcha), en espérant qu’il ne se trompe pas car je n’ai aucun moyen de le vérifier. Finalement, je n’ai plus qu’à  poster le formulaire sur le site qui m’intéresse via un CURL ou tout autre machin similaire, et voilà , je viens de créer un compte automatiquement sur un de ces gros forums ou site 2.0 générateur de bons liens.

Certes, il y a quelques subtilités techniques dans le code: cookies, sessions, etc. Mais pour un programmeur, c’est assez trivial. Bien entendu, l’annuaire n’est pas le seul programme « taupe » que l’on peut utiliser; il y en a d’autres comme les « Tubes » ou les Proxy ; c’est tout un petit monde sous-marin que vous pouvez vous créer.

Pour finir, méfiez-vous donc quand vous allez devoir entrer un captcha pour commenter sur Pagasa :-]