Google, tu m’ennuies

Certes, cela fait désormais quelques années que je te pratique et on commence à bien se connaitre tous les deux. Mais après tout ce temps, tu n’as pas pu m’empêcher de développer une certaine méfiance à ton égard. J’ai d’ailleurs souvent l’impression que cette méfiance est réciproque.

Par exemple, tu t’es amusé à descendre la plupart de mes sites à PR0, tout ça parce que je vend des liens et que tu as proclamé que c’était mal, alors que toi même tu le fais. Faites ce que je dis, pas ce que je fais, c’est bien connu, surtout en politique. Mais pour en revenir à cette histoire de PR, moi après tout, je m’en fiche que tu casses le PR5 de Pagasa, ce n’est pas ça qui me ramène des visiteurs ici, tu le sais bien.

Ce qui m’ennuie, c’est la façon dont tu le fais, parfois sournoisement. Pour ta gouverne, j’ai deux types de sites: une catégorie bariolée d’outils Google (Adsense, Analytic, Sitemap & CO) et ceux là sont bien souvent dépourvus du moindre soupçon de PR. A contrario, j’ai d’autres sites dont tu ignores totalement l’identité de leur propriétaire, et qui n’ont jamais eu ce genre de problème.

Mon ami, je sais que tu sais. Avec tous les gadgets que tu proposes tu es parvenu à carrément me profiler: tu sais que je vend des liens chez TLA ou Linklift car il y a longtemps que ton équipe qualité a infiltré la majorité des régies. Tu sais aussi que j’ai déjà utilisé des outils pour générer des millions de pages de contenu. Malheureusement pour moi, j’avais oublié d’enlever le sitemap du site en question qui s’est vite fait bannir de ton index.

Ce n’est pas grave, Yahoo m’apporte encore beaucoup de visiteurs; mais tu es courant maintenant que ma façon de faire n’est pas toujours en corrélation avec tes recommandations. Tu m’as à l’œil, je le sais et les infos que tu glanes via ta Googlebar et tes cookies Dart ne font que renforcer mes présomptions.

Ainsi, je me rappelle d’un autoblog que tu as blacklisté injustement,
tout simplement parce qu’un des articles automatiques avait crée un buzz relatif propulsant le nombre de visiteurs à 500 par jour, ce qui sur un autoblog est quand même pas mal, je trouve. Mais ça, tu ne l’as pas accepté et cela n’a duré que trois jours avant le ban. J’ai été surpris de ton attitude car pour une fois, je n’y étais pour rien: les liens étaient complètement naturels et hors de mon fait. Mais pour ta défense, on va dire que tu n’apprécies pas particulièrement les autoblogs et que je demeure « quelqu’un à risque ».

Maintenant, je sais que pour réussir, j’ai deux possibilités: soit, je me crée une nouvelle identité en utilisant par exemple un compte différent pour chacun de tes outils, soit j’efface toute trace de mon passage; exit tes outils et Adsense, j’utiliserai d’autres façons de faire. Et j’oubliais aussi: mes domaines sont désormais protégés, cela me coute un peu mais il est hors de question que tu saches que je possède tel domaine et que tu sois ainsi capable de me profiler encore une fois.

En ce qui concerne l’adresse IP des sites, je sais que cela ne compte guère dans ton profiling car il y a trop d’incertitude derrière ce genre d’information: est-ce un serveur mutualisé ou personnel ? Appartient-il à tel profile ou pas ? Est-ce un site Zombie ou parasite ? Etc. A ce sujet, tu as parfaitement raison: l’adresse IP n’est pas et ne sera jamais une identité.

Et pour terminer, la dernière chose qui m’ennuie avec toi, c’est que tu ne seras jamais un fournisseur fiable. Te rappelles-tu de ce site que je possède toujours d’ailleurs ? Il était numéro deux sur un seul mot assez concurrentiel, juste derrière un vieux PR8 de 1995. Il m’apportait beaucoup de visiteurs et aussi suffisamment d’argent pour payer une retraite complémentaire pour toute la famille.

Du jour au lendemain, tu as décrété qu’il n’avait rien à faire en deuxième position et tu l’as expédié au fin fond des SERPS, réduisant ainsi 90% des revenus de ce site. Je te rassure tout de suite, tu continues à contribuer à ma retraite mais tu m’as clairement montré qu’en aucun cas, je ne pouvais te faire confiance dans les affaires et que si aujourd’hui, nous sommes de bons amis, demain nous pouvons être les pires ennemis au monde.

Jamais je ne jouerai ma tête sur ton bon vouloir, mais je te rappelle que tu as désormais des responsabilités, beaucoup de responsabilités et qu’il y a trop de monde qui subsiste grâce à toi. Le fait de gagner ou de perdre une place dans les SERPS peut représenter des dizaines de milliers d’euros de perdu ou de gagné, suivant que l’on soit du bon ou du mauvais côté.

Je ne suis pas inquiet car je sais qu’il n’y a rien d’immuable surtout dans les technologies de l’information. Te rappelles-tu seulement d’IBM ou encore de Novell, ces leaders déchus ? Ton tour viendra aussi inexorablement, mais en attendant ce jour fatidique, tu continues de m’ennuyer.

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Frais de mutation: l’arnaque des syndics de copropriété

Dans la série des arnaques et escroqueries, je vous en livre une bien belle et franchement bien implantée. Il faut savoir que j’ai moi même été victime de cette arnaque, et qu’un jour ou l’autre, vous avez de grandes chances de vous la prendre dans la figure. D’ailleurs, quelques lecteurs de Pagasa sont directement concernés, comme Christophe et Karim; aussi, je vous expose les faits et vous donne quelques conseils.

Comme vous le savez déjà, j’ai récemment vendu mon appartement. A la signature de l’acte de vente devant le notaire, celui-ci prend des frais à l’acheteur; rien de bien nouveau jusqu’ici. Mais ce que vous ignorez peut-être, c’est que le syndic de copropriété vous facture une prestation que l’on appelle les frais de mutation.

D’abord, la première chose à savoir, c’est que ces frais s’appellent l’état daté et qu’il s’agit en gros d’un relevé de ce que vous devez à votre syndic ainsi que d’autres bricoles. Ces frais ne sont imputables qu’au vendeur. Si vous êtes acheteur, la loi ne prévoit pas que vous soyez redevable de ces frais.

La deuxième chose à retenir, c’est que ce document qui comprend de une à quatre feuilles vous est facturé une fortune. Pour ma part, j’ai payé 322 euros, et il n’est pas rare de voir des factures de plus de 500 euros !
Et d’après ce que j’ai pu découvrir, l’établissement de ces documents ne prend pas plus de deux heures de travail d’un comptable. (Edit: après quelques recherches, certains le font en 10 minutes !)

Une troisième chose qui n’est franchement pas clair, c’est qu’un syndic ne peut normalement pas vous facturer à titre individuel. Le contrat le lie uniquement au syndicat des copropriétaires, même si la clause figure dans le contrat. La preuve est là sous forme de question posée au gouvernement ainsi que sa réponse.

Maintenant si vous êtes vendeur, je ne peux que vous conseiller de refuser de payer ces fameux frais de mutation qui ne sont qu’une belle escroquerie; franchement 322 euros pour quelques papiers administratifs, il faut quand même pas exagérer !
Vous pouvez vous faire aider par l’association Unarc qui connait bien le problème.

Si vous êtes propriétaire, jetez un œil au contrat de syndic, et soulevez le problème du coût de l’état daté lors de l’assemblée. Je vous rappelle que vous devez approuver les comptes une fois par an. Pour ma part, je regrette de ne pas avoir plus souvent décortiqué ces comptes car on y découvre parfois des choses surprenantes. Un petit exemple qui m’est arrivé: un cahier d’entretien facturé 600€ !

A lire finalement, cet article très intéressant qui décortique toute la mécanique de cette escroquerie et l’arsenal juridique en face.

Content Spinning

Voici un outil en ligne pour réécrire automatiquement vos articles.

La syntaxe est très facile à utiliser:
{}: définit une zone de choix
| : définit les synonymes

Maxnod: un datacenter dans l’Ain

Le serveur sur lequel est hébergé Pagasa a été récemment déménagé dans un datacenter de l’Ain situé à une trentaine de kilomètres au nord de Lyon.

Son propriétaire, la société Maxnod m’a récemment ouvert ses portes afin que je puisse visiter leur datacenter. En voici quelques photos et aussi quelques explications.

Datacenter Maxnod L’entrée du datacenter
Batiment Maxnod Le bâtiment, au cœur de l’AIN.
Freecooling Maxnod Le système de refroidissement
Rafraichissement datacenter Ce système est appelé « Freecooling » ou refroidissement gratuit
Refroidissement gratuit datacenter Il s’inscrit parfaitement dans le « Green IT »
Refroidissement green IT Optimise le refroidissement et par conséquent la facture énergétique
Générateur de secours Le générateur de secours
générateur datacenter Capable d’alimenter le datacenter en cas de panne électrique
générateur de secours pour datacenter Le deuxième générateur électrique
Générateur électrique de secours pour Datacenter Dans un datacenter, tout doit être redondé
Interrupteur général datacenter L’interrupteur général électrique du datacenter (A ne pas toucher !)
Bureau datacenter Il reste de la place pour mettre des bureaux ou d’autres baies
Arrivée fibre optique L’arrivée de la fibre optique
Brassage fibre optique La baie de brassage optique
Baies datacenter Des baies dans le datacenter
Couloir de baies Un couloir de baies
Le serveur Pagasa C’est là qu’est hébergé Pagasa
Pagasa DELL Sur mon serveur DELL
maxnod Le datacenter utilise le GIX Lyonix pour ses connexions backbone

Maxnod s’appuie sur la fibre optique de Reso-LIAin pour son réseau. Cette fibre les relie aux deux points d’accès de Lyonix, le GIX Lyonnais. De là, il est possible de joindre directement d’autres GIX importants comme le CIXP de Genève ou TOPIX à Turin.

Je tiens à remercier chaleureusement Lionel Drevon pour son accueil ainsi que ses nombreuses explications techniques et vous invite à aller sur le site de Maxnod pour plus de renseignements.

Captcha: comment bien les casser

Lorsque l’on aspire à devenir un Blackhatteur de la mort qui tue, on s’efforce à automatiser un maximum de choses, de sorte que l’on puisse être capable de générer 1000 sites à la minute mais aussi un nombre considérable de backlinks en un minimum de temps.

On s’expose toutefois à deux problématiques techniques de taille: sa propre adresse IP qui va rapidement être repérée par les systèmes de filtre mis en place par certains pour lutter contre les DDOS et le spam (big G et les hébergeurs avec lesquels on va « travailler ») et surtout le captcha, l’arme élémentaire qui prouve que vous êtes bien quelqu’un qui respire, boit de la bière, regarde des films de ucques et non pas un de ces petits robots Perl développés pour le plus grand confort de son utilisateur.

Il y a plusieurs façons de contourner le problème:

- Tout d’abord l’OCR, le logiciel de reconnaissance optique des caractères: il s’agit d’un logiciel spécialisé dans le décodage des images. Le programme va chercher l’image, l’analyser et décrypter les caractères qui y sont écrits. Le sinistre Xrumer embarque un tel dispositif dans son arsenal. Gorc est un utilitaire Linux également capable de faire de la reconnaissance optique. Le gros problème, c’est que ce n’est pas toujours très fiable, car il existe des dizaines de façon de faire un bon captcha.

- Ensuite, vous pouvez utiliser la bonne vieille mondialisation en faisant travaillant des gens qui coûtent beaucoup moins cher que vous, qui ne font pas grève, qui ne désobéissent pas, qui ne séquestrent pas leur patron ou leur maitresse d’école, qui ne reçoivent pas Gulli à la télé et qui sont contents de gagner $5 par jour.

Par exemple, un service comme Decaptcher vous propose de décoder manuellement 1000 captchas pour seulement $2, vive le village mondial !

- Et finalement, il existe une autre façon très originale et pas assez souvent commentée: la méthode de la taupe.

A l’instar de l’outsourcing (cas de Decaptcher), l’idée est d’utiliser l’Internaute Lambda qui doit entrer un captcha pour pouvoir visualiser par exemple une vidéo de Denise Fabre présentant ses boutiques de tricotin.

Pour faire simple, je crée un site qui sous le couvert d’une opération triviale va en fait aller me faire en sous-marin une autre opération, à savoir une inscription sur un forum protégé par un captcha; et tout cela gratuitement et avec la généreuse contribution de mes chers visiteurs.

Voici la technique exposée de A à Z: je commence par acheter un .com à $1. Puis j’y installe un script d’annuaire gratuit. Ce genre de script plait toujours aux webmasters qui cherchent à construire des backlinks, surtout ceux qui ne demandent aucun lien de retour. C’est du trafic assuré et les mêmes gens qui reviennent souvent. De plus, on vous fait des liens sans que vous le demandiez. Pardi, des backlinks à l’œil ca circule bien, même pour des annuaires pourris. Mettez votre annuaire dans la signature de votre compte sur un forum Webmaster, et vous allez voir le résultat.

Mais revenons à nos moutons: je modifie alors le code de l’annuaire à ma façon; je récupère l’image du captcha et l’incorpore directement dans le formulaire de l’annuaire. Bien évidemment la récupération de l’image se fait toujours via un proxy ou Tor; hors de question de toujours présenter l’adresse de mon serveur au site qui m’intéresse.

A la longue, je finirai par me faire repérer, et certainement me faire filtrer. Mon visiteur n’a plus qu’à entrer les informations (dont le captcha), en espérant qu’il ne se trompe pas car je n’ai aucun moyen de le vérifier. Finalement, je n’ai plus qu’à poster le formulaire sur le site qui m’intéresse via un CURL ou tout autre machin similaire, et voilà, je viens de créer un compte automatiquement sur un de ces gros forums ou site 2.0 générateur de bons liens.

Certes, il y a quelques subtilités techniques dans le code: cookies, sessions, etc. Mais pour un programmeur, c’est assez trivial. Bien entendu, l’annuaire n’est pas le seul programme “taupe” que l’on peut utiliser; il y en a d’autres comme les « Tubes » ou les Proxy ; c’est tout un petit monde sous-marin que vous pouvez vous créer.

Pour finir, méfiez-vous donc quand vous allez devoir entrer un captcha pour commenter sur Pagasa :-]

Tuer une mauvaise herbe proprement et sans effort

Vous les connaissez tous ces mauvaises herbes qui vous empoisonnent la vie, vous torturent le dos et ruinent votre portefeuille; un désherbant, c’est une fortune et en plus ça pollue le sous-sol.

Voici une petite recette de mémé Pagasa en image pour résoudre cet épineux problème: pratique, pas cher, écologique, et surtout aucun effort à faire.

Mauvaise herbe - Jour 0 Alors la voilà cette mauvaise herbe dans mon allée. Remarquez autour d’elle ses nombreuses copines. Hors de question de me baisser pour l’arracher, je bosse moi !
Mauvaise herbe - Jour 1 Jour 1: recette « miracle » appliquée, notez que sa petite sœur à gauche commence à souffrir
Mauvaise herbe - Jour2 Jour 2: la petite soeur est décédée. Ma copine change de couleur
jour3 Jour 3: intéressant, ce collapsus soudain
Mauvaise herbe - jour4 Jour 4: Pauvre plante, on dirait qu’elle s’est chopée une H1N1 !
Mauvaise herbe - Jour 5 Jour 5: Aie ! Elle est franchement en mauvais état !
P1050896 Jour 6: c’est fini, la pluie nettoiera tout le reste, et je n’aurai même pas à arracher la racine. Sa copine à droite décédera deux jours plus tard.

Alors voici le remède miracle, à utiliser sans modération, et en plus c’est propre et ça n’abime pas Dame Nature.

P1050914 Du gros sel de mer; versez quelques cuillères à café sur la plante, puis arrosez avec de l’eau de pluie. Le gros sel coute 20 centimes le kilo chez ED. Un gros sac de 10 kilos en supermarché, c’est nettement plus cher: 4€ ! Un désherbant de 1 litre, type Round-Up, ça coute 20€ la bouteille !
P1050915 Certaines mauvaises herbes sont un peu récalcitrantes au sel, surtout celle qui ont des longues tiges, comme par exemple le pourpier qui pullule chez moi. A la place de l’eau de pluie, utilisez du vinaigre blanc. Ça coute 80 centimes la bouteille.

Viagra, Cialis et Xanax: savoir utiliser les spammeurs chimiques

Vous les connaissez tous, ces infatigables spammeurs chimiques qui, à coup de Xrumer et de scripts tueurs, polluent vos forums, vos livres d’or et vos blogs. Mais si viagra, cialis et autre Xanax ne vous concernent pas, il y a quelque chose de bon à retirer des activités des seigneurs du spam. Car ces derniers possèdent quelque chose que bien peu d’entre vous disposent: des moyens industriels pour créer des liens.

Alors si ces obscures personnages déploient d’immenses efforts pour arriver à leur fin, il est bon de profiter de leur travail pour notre plus
grand intérêt. Vous allez me dire que vous n’avez pas trop envie de mélanger votre beau site de tricot à du viagra; c’est vrai, vous avez raison mais je vous rassure tout de suite: ce ne sera pas le cas, l’objectif principal sera de tout simplement d’indexer une page web le plus rapidement possible. Et puis si vous ne vous arrêtez pas à la simple lecture de mes élucubrations, vous vous rendrez vite compte que les spammeurs chimiques sont une source inépuisable d’idées et d’inspiration.

Alors voilà l’idée, puisque je constate que Christophe et Jean-Christophe trépignent d’impatience. Nos vendeurs de viagra utilisent à l’échelle industrielle le parasitage: ils créent des petites pages HTML parasites la plupart du temps sur des forums ou des sites sociaux. Parfois, ils utilisent également des injections à base de scripts ASP défaillants. De là, ils font un lien vers leur site pharmaceutique. Puis ils sortent leur grosse artillerie
en créant des milliers de liens vers leur page parasite. Certains réussissent très bien, l’espace d’un temps. Pour vous en rendre compte, vous n’avez qu’à chercher « viagra » sur le big G pour constater qui squatte les premières
pages des SERPS.

Nous allons repérer certaines de leurs activités et greffer notre lien à proximité de sorte que nous puissions profiter nous aussi de leur formidables moyens. En clair, nous allons parasiter le parasitage.

Pour ce faire, nous nous infiltrons dans l’un des squats préférés des spammeurs chimiques: le forum IP Board. Ce forum a deux particularités intéressantes: primo, il permet de créer une mini page web avec du code HTML (et donc un lien) et deuxio, il indique le nom des visiteurs ayant visité le profil.

Nous commençons par identifier le passage des spammeurs au moyen de cette requête. Là, nous obtenons une liste conséquente des sites parasites. Au passage, vous pouvez vérifier la puissance et l’énergie dégagées par les spammeurs pour construire leurs liens. Copier une des URLS de l’un des sites parasites (celle qui se terminent par showuser=xxxx), ouvrez Yahoo.com et faites un link:url pour avoir une idée du nombre de liens entrants sur le site parasite.

Inscrivez-vous sur l’un des forums, renseignez le « About Me » avec votre lien muni de l’ancre qui vous intéresse. Ceci fait, visitez le profil du spammeur chimique, rafraichissez la page et voilà, vous obtenez votre lien et votre profil va être rapidement indexé par Google (entre autres). Pour continuer dans votre démarche et accélérer l’indexation, cherchez d’autres profils de spammeur chimique. Dans Google, utilisez la requête suivante:

site:forum « Viewing Profile » viagra.

Visitez autant de profils que vous le souhaitez, cela ne fera qu’augmenter les liens vers votre « About Me ». Faites attention tout de même à ne pas trop en faire, surtout si vous êtes vous-même un spammeur chimique :-)

Mais d’un point de vue SEO, on est en droit de se demander si finalement, cela vaut la peine d’agir ainsi car en fin de compte, nous n’avons crée qu’un seul lien. La réponse n’est pas toujours très clair dans les esprits: vaut-il mieux avoir un lien depuis une page qui elle même ne dispose que d’un seul lien ou alors avoir un lien depuis un page disposant de millier de liens entrants ?

Par ailleurs, comme je vous l’ai déjà évoqué, certaines de ces pages sont dans le top 10 des SERPS, et ce en dépit d’une redoutable concurrence.
Quelque part, on peut en conclure que ces pages ont un degré d’autorité non négligeable, ce qui en terme SEO fait toute la différence.

N’est-ce pas sympa d’avoir un lien depuis le site qui sort en tête sur l’expression « viagra » ?

Le pigeon, la mule et l’orfèvre

Charles voudrait vendre sa voiture car il compte profiter de la prime à la casse pour en acheter une nouvelle. Il choisit alors un site de petites annonces gratuites,Vivastreet pour ne pas le nommer, pour y déposer son annonce.

Le lendemain, un type qui s’appelle Benoit contacte Charles par mail: il est intéressé par la voiture et souhaiterait avoir quelques détails supplémentaires.

Par contre, il est assez pressé de conclure l’affaire car il doit partir prochainement en Cote d’Ivoire pour plusieurs semaines. S’ensuivent quelques échanges de mail dans lequel Benoit accepte le prix: 5000€ pour la voiture de Charles. Benoit promet d’envoyer un chèque très rapidement. En guise de bonne foi, il donne son adresse à Lyon, ce qui va grandement simplifier la logistique puisque Charles habite aussi à Lyon. Et puis, ça rassure toujours d’avoir à traiter avec un voisin. Benoit viendra chercher la voiture à son retour d’Afrique d’ici un mois.

Trois jours plus tard, Charles reçoit une lettre de Côte d’Ivoire avec dedans un chèque de 6000€: c’est Benoit qui visiblement n’a pas eu le temps de déposer le courrier en France et qui a dû l’envoyer d’Afrique. Par contre, le gaillard s’est trompé: il a fait un chèque de 6000€ au lieu des 5000€ convenus.

Dans l’après-midi, Charles, qui n’aime pas garder des chèques chez lui, passe à sa banque et encaisse les 6000€. Puis il contacte Benoit d’abord pour le remercier du chèque mais aussi pour le prévenir de sa méprise. Plutôt embarrassé, Benoit lui redemande s’il peut lui renvoyer la différence moins une petite commission pour s’excuser du dérangement. Benoit propose 50€, Charles accepte et lui envoi donc un chèque de 950€ à son domicile Lyonnais.

Quelques jours plus tard, Charles reçoit un appel de sa banque: le chèque de 6000€ est un faux et son compte est à découvert à cause des 950€ qui, eux, ont bien été encaissés. Charles tente de contacter Benoit, mais en vain: il est aux abonnés absents. Dépité, Charles décide de porter plainte contre Benoit pour escroquerie. Et ce ne sera pas bien difficile: il a son adresse à Lyon.

Benoit est un étudiant qui passe une bonne partie de son temps libre à scruter les forums sur Internet. Un jour alors qu’il lit un forum technique, il tombe sur une certaine Stéphanie qui ne s’en sort pas avec sa connexion Wifi. Benoit lui prodigue alors quelques conseils sur le forum et Stéphanie finit par faire fonctionner sa connexion Wifi. Toute contente, Stéphanie remercie vivement Benoit par message privé, et lui propose même un petit dédommagement via Paypal.

Benoit refuse, arguant qu’il ne fait pas cela pour l’argent mais simplement pour aider les gens. Stéphanie lui demande alors si elle peut rester en contact avec lui car elle a parfois des problèmes avec son ordinateur portable. Benoit lui propose de continuer la conversation par messagerie instantanée.

Stéphanie accepte et commence à raconter sa vie: elle a 22 ans, habite encore chez ses parents à Lyon, et travaille comme vendeuse itinérante dans une société qui fabrique des meubles. Elle est depuis peu célibataire, et sinon elle a une grande passion sur laquelle elle s’étend longuement: les bijoux africains. Elle se fournit essentiellement en Afrique car elle a du mal à trouver ce qu’elle cherche en France.

Elle avoue dépenser beaucoup d’argent dans sa passion et achète de façon compulsive. Mais comme elle le dit si bien, quand on aime, on ne compte pas.

Au fil de la conversation, Benoit a le sentiment d’être sur un coup car Stéphanie l’a flatté à deux reprises et ne lui semble pas indifférente. Il lui a
demandé de mettre sa webcam mais elle a refusé; par contre, elle lui a promis d’envoyer prochainement une photo d’elle « s’il reste sage ».
Benoit et Stéphanie communiquent encore quelques jours par messagerie instantanée et parlent de tout et de rien. Ils ont fini par s’envoyer des
photos et Stéphanie s’avère être une jolie brune à son gout. « Pas franchement top, mais je la mettrai quand même bien dans mon lit », s’est dit Benoit à plusieurs reprises.

Stéphanie est toute contente car elle vient de recevoir aujourd’hui un de ces bijoux dont elle raffole tellement. Là, elle vient de trouver une pièce rare et elle espère que l’affaire va se faire dans les prochaines jours. Elle est un peu embêtée car elle doit partir prochainement chez un client en Italie pour au moins une semaine. « A mon retour, on peut peut-être s’appeler, voir même se voir si tu veux. En attendant, je t’enverrai des cartes postales depuis l’Italie », lui dit-elle. Benoit, tout content de la perche, en profite pour lui donner son téléphone et son adresse à Lyon. « Et tes coordonnées ? » lui demande-t-il ? « A mon retour, c’est promis. Je ne vais pas avoir beaucoup de temps à te consacrer depuis l’Italie ». Sur ce, Stéphanie s’en va car elle se sent fatiguée.

Le lendemain, comme à l’accoutumée, Benoit et Stéphanie entrent en contact par messagerie instantanée. Stéphanie est dans un hôtel en Italie; son voyage s’est décidé dès le matin et elle a à peine eu le temps d’attraper un avion. Elle n’a pas trop le moral et se sent seul, et puis elle n’a pas eu le temps de régler son histoire de bijou, ce qui l’a beaucoup énervé. Les deux amis se quittent assez rapidement.

Le lendemain, Stéphanie entre en contact avec Benoit beaucoup plus tôt que d’habitude. Elle n’a pas l’air dans son assiette. Benoit lui dit qu’elle peut se confier à lui, qu’ils sont amis et que les amis servent à s’entraider. Stéphanie est très déçue: elle lorgnait sur un de ces bijoux Africain dont elle raffole, et le vendeur lui a donné juste deux jours pour envoyer l’argent en Afrique. Le problème, c’est qu’elle est dans un bled dans lequel il n’y a aucun moyen d’envoyer de l’argent à l’étranger et que de toutes les manières avec ses horaires, elle ne peut se permettre de commencer à faire des kilomètres en voiture pour envoyer l’argent.

Compatissant, Benoit se propose de l’aider. Stéphanie le remercie mais n’a pas trop envie de l’impliquer dans ce qu’elle appelle « un caprice ».
Benoit se montrant insistant, Stéphanie accepte finalement et lui explique la démarche à suivre. Elle va s’arranger avec son père, Charles. Celui-ci va
envoyer à Benoit un chèque de 950€ qu’il pourra encaisser à sa banque. Dès que ce sera fait, il ira dans une agence Western Union pour payer le vendeur et pourra même garder 50€ pour payer les frais et sa course. « Et en plus, tu auras mon adresse, enfin celle de Papa et de Maman, puisqu’elle sera écrite sur le chèque. » dit-elle. Benoit, tout content, accepte bien volontiers. Mais attention, il y a urgence, car le vendeur n’a accordé que deux jours à Stéphanie pour payer. Benoit promet de faire au plus vite, dès qu’il aura reçu le chèque.

Le surlendemain, il reçoit le chèque de Charles, le père de Stéphanie. Au passage, il en profite pour noter son adresse et envoie les 900€ dans la journée chez le vendeur, un certain Jo de Côte d’Ivoire. Le soir même, il tente de contacter Stéphanie, mais elle n’est pas là. Déçu, il lui envoi un mail pour la prévenir et n’obtient aucune réponse. Dans les jours qui suivirent, Stéphanie est toujours absente. Benoit commence à s’inquiéter et sentir le doute monter en lui; mais il se voit rassurer en constatant que le chèque de 900€ a bien été crédité sur son compte.

3 jours après avoir envoyé l’argent, il reçoit la visite de deux policiers à son domicile.

Jo vit en Côte d’Ivoire. Il n’apprécie pas trop d’être qualifié d’escroc ou encore d’arnaqueur, des sobriquets beaucoup trop réducteurs à son gout.
Lui même se qualifie « d’orfèvre en machination financière ». Car Jo y connait un bout dans ce qu’il appelle affectueusement son « biz »: cela fait
maintenant plus de 5 ans qu’il s’y consacre à temps plein. Il s’est fait une spécialité dans l’arnaque des occidentaux, dont il utilise toujours
les petits travers pour son plus grand profit. Désir, innocence, naïveté, Jo sait parfaitement exploiter les moindres faiblesses de ces inconnus du bout du monde.

Il y a quelques années, Jo s’était essayé à l’arnaque africaine la plus connue, le 419. Mais cela fait désormais un certain temps qu’il laisse ce type d’escroquerie à ces cousins nigériens, les Yahoo boys, pour des combines beaucoup plus subtiles. Ces armes principales: un scénario béton et un soupçon de e-whoring très soft.

Les arnaques de Jo sont toujours triangulaires: il y a d’un côté le pigeon, celui qui va payer, et de l’autre, la mule, celle qui transporte et qui va porter le chapeau. Quand à Jo, il reste au milieu et contrôle tout le scénario qui repose pratiquement toujours sur la même histoire:
une fille d’une vingtaine d’année, assez conventionnelle, dévorée par une passion dans laquelle elle engloutit beaucoup d’argent et qui a désespérément besoin d’aide.

Le « conditionnement de la mule » demande toujours un certain temps, c’est d’ailleurs la partie la plus délicate à gérer mais Jo arrive généralement à former sa mule en seulement quelques jours. Il commence par épier un forum ou un chat ICQ et prend des notes. D’abord, le profil idéal: un jeune adulte célibataire, doté d’un compte en banque, et si possible très disponible. Les réseaux sociaux comme Facebook ou encore
Viadeo
permettent un profiling parfois très précis d’une mule. Jo n’hésite
d’ailleurs pas à créer de faux profiles et poser des questions stratégiques, des amorces comme il les appelle, afin d’extraire de précieuses informations.

« Moi, je suis né le 8 mai 1987, et toi ? ».
« Pauvre Parisiens, je vous plains. Ici à Lyon, il fait 35° ».
« Combien elle vous charge votre banque pour les agios ».
« Ça y est, il m’a largué, ça intéresse quelqu’un de venir pleurer avec moi ».
« Pff, dur ma révision pour l’examen d’urbanisme, quelqu’un pour m’aider ? »

Notre orfèvre a deux façons de pêcher sa mule: soit, il jette son filet et étudie si sa proie correspond à ce qu’il recherche: il s’agit de la méthode la plus rapide. Soit, il épie sa mule et fera en sorte que ce soit elle même qui vienne à lui: la méthode la plus difficile mais qui fera sans doute la meilleure des mules.

Avec Benoit, Jo a pu facilement déterminer qu’il y connaissait un bout en Wifi: c’est toujours lui qui répond aux questions. Et en plus, cela prouve qu’il est volontaire et qu’il n’hésitera certainement pas à aider quelqu’un dans le besoin, surtout une fille. Par ailleurs, dans sa signature de forum, son lien sur une page personnelle a permis à Jo de déterminer qu’il était étudiant à Lyon. Et finalement en recherchant des traces de son pseudo sur Google, Jo a appris qu’il fréquentait un autre forum. Là, il lui a jeté une de ces amorces qui lui a permis d’identifier qu’il détenait un compte bancaire et même le nom de sa banque.

Lorsque Benoit est tombé dans les griffes de Stéphanie alias Jo, ce dernier l’a « travaillé » un petit moment. D’abord, il lui a laissé miroiter l’espoir d’une aventure, en se faisant désirer et en l’obligeant à se parler régulièrement. Puis, il lui a rapidement parlé de sa passion pour les bijoux, afin de lui inculquer l’instrument principal de l’intrigue.

Pour arriver à ses fins, Jo a une belle panoplie d’artifices qu’il utilise en fonction des mules qu’il rencontre. Tout d’abord, il tient toujours à mettre en confiance sa proie en lui proposant de le rémunérer dès la prise de contact; ici, un dépannage Wifi.

S’il accepte, Jo paye sans état d’âme une petite somme; c’est rassurant de traiter avec quelqu’un avec qui on a déjà fait affaire: c’est en quelque sorte un investissement. Ensuite, Jo sait choisir une photo qui convient: il se fournit toujours sur Shareapic ou sur l’un de ces nombreux blogs de filles qui pullulent sur Internet. En général, il prend une fille assez ordinaire mais suffisamment charmante pour exciter le désir de sa mule. De toutes les manières, il est très vite fixé et se trompe assez rarement. Ça aide aussi
d’être un homme … Et finalement, afin de parfaire la féminisation de son personnage, Jo a beaucoup étudié le comportement des femmes (vaste sujet :-), sur des forums tel que aufeminin.com ou encore Doctissimo, leur façon de choisir un pseudo, un avatar, leur manière de tourner les mots pour leur faire dire leur contraire, etc. Un bon adepte du e-whoring doit avant tout savoir utiliser la sensibilité féminine pour convaincre.

Jo n’a aucun mal à manipuler sa mule, et il s’efforce le plus souvent à ne pas donner de directives: dans la plupart des cas, c’est la mule elle même qui propose son aide, à sa plus grande satisfaction.

Après arrive le choix du pigeon. Jo s’est fait une spécialité dans les petites annonces de voitures, mais il utilise également l’arnaque aux locations. Le fait est que le marché des voitures d’occasion comporte déjà beaucoup d’escrocs et que les vendeurs ont appris à se méfier. Les locations sont plus simples à gérer et les arnaques moins nombreuses.

Jo envoi une dizaine de réponses à des personnes habitant à proximité de sa mule, généralement, une grande agglomération. Là, il exprime son intérêt pour la voiture, pose quelques questions, tente de faire baisser, voir même d’augmenter le prix en sortant des chiffres destinés à embrouiller sa victime mais aussi justifier son erreur à venir.

Et il finit toujours par « je peux vous envoyer un chèque dès demain ». Si le pigeon accepte, il lui sort son histoire de voyage et lui envoi le faux chèque depuis la Côte D’Ivoire.

Jo n’a aucune difficulté à se procurer des faux chèques: il les fabrique lui même avec un simple Paint, une bonne imprimante couleur et du papier épais !

Parfois, Jo fait appel à des mulets pour expédier ses chèques directement depuis la France. Les mulets sont des mules qui participent à la combine: ce sont des gens qui se contentent de poster du courrier depuis le pays. Il les utilise surtout dans ses arnaques aux locations. Mais Jo n’apprécie que moyennement l’utilisation des mulets car ils représentent un cout supplémentaire et peuvent parfois se faire arrêter par la police.
Après, tout est question de timing; mais son taux de réussite est suffisamment élevé pour lui permettre de vivre confortablement.

Lorsque l’on demande à Jo s’il a parfois du remord à agir ainsi, il déclare que l’on ne peut pas faire de « biz » avec des scrupules, que les occidentaux ont déjà beaucoup fait payé l’Afrique par le passé, qu’il est normal que ce soit à leur tour de payer et que quelque part, il existe une forme d’intellectualité dans son activité.

Qui se cache derrière l’arnaque africaine ?

Vous vous rappelez certainement avoir reçu un de ces obscurs mails en provenance d’un prince Africain vous demandant de vous aider à transférer son héritage en France, moyennant une forte rémunération.

Pour empocher le pactole, la seule chose à faire est de donner quelques informations stratégiques: votre adresse ainsi que vos coordonnées bancaires. Après, vous voilà embarqué dans une foule d’imbroglios qui n’aura qu’un seul et ultime but: vous faire cracher votre argent le plus longtemps possible; soyez les bienvenus dans le monde du 419, dominé par les infatigables Nigériens.

Car il y a de fortes probabilités que l’email que vous avez reçu ait été envoyé de Festac Town, un quartier délabré de la banlieue de Lagos,
au Nigéria. Autrefois, Festac était une ville chic composée de petits immeubles que le gouvernement avait construit à crédit lors du premier choc pétrolier afin d’y héberger les participants au deuxième Festival mondial des arts et de la culture noire africaine. Le festival avait attiré plusieurs dizaines de milliers de visiteurs du monde entier et la ville est restée longtemps un endroit charmant et agréable.

Mais au cours des années, la situation s’est beaucoup dégradée et les plus riches habitants ont fini par déserter la ville.
Rapidement Festac n’eut plus rien à offrir à ses citoyens et notamment à ses jeunes diplômés. Ces derniers désœuvrés, mais formés aux nouvelles technologies hantent désormais les nombreux cyber cafés qui pullulent dans le quartier. On les appelle les Yahoo Boys.

Dans un premier temps, ils utilisent des programmes tels que Email Extractor pour créer des listes d’adresses. Puis ils écrivent leur texte en soignant particulièrement l’orthographe et la grammaire; ils y injectent même parfois quelques événements réels tels le décès d’une personnalité, ou encore un coup d’état pour accentuer le côté véridique de la missive. Des modèles de lettres circulent également entre les jeunes.

Les Yahoo boys envoient des milliers de ces messages et reçoivent seulement quelques réponses en retour. Ces réponses sont alors transmises à un autre Yahoo Boy plus expérimenté dans l’art de l’embobinement. Quelques groupes ont également des partenaires en Occident qui se chargent d’accentuer la véracité de l’affaire, voir d’augmenter la pression sur la victime.

Les premiers frais ne sont jamais énormes, rarement au dessus de 1000 dollars, mais lorsque le fruit est mûr, les sommes peuvent rapidement s’envoler: assurance pour envoi de document, frais d’avocat ou pots de vin envers un officiel pour faciliter la transaction, etc.

Il est difficile de déterminer précisément le montant de ces escroqueries, mais une source américaine l’évalue à plusieurs centaines de millions de dollars par an, en augmentation constante sur les dernières années.

Avec le temps, on aurait pu croire que l’arnaque finirait par disparaitre, mais il n’en est rien: les 419 continuent de faire des victimes, surtout chez les Nord Américains, beaucoup plus avides d’argent facile que leur cousins canadiens et européens, plus méfiants de nature.

Les arnaqueurs y voit une certaine forme de justice: les 419 punissent les américains pour leur rôle dans l’esclavagisme et dans l’exploitation des champs de pétrole Nigériens. De plus certaines chansons populaires telles que « I Go Chop Your Dollar » ou encore « 419 State of Mind » du groupe Modenine prouvent qu’il existe une certaine fierté voir même une jouissance à flouer les riches occidentaux.

Vendre sur son blog

Lorsque l’on veut gagner de l’argent avec son blog, généralement on se borgne à mettre quelques Adsense, voir quelques bannières, deux-trois liens d’affiliation par ci par là et on attend …
J’oublie de préciser que tous les jours on visite ses statistiques pour voir que, ô miracle, on a obtenu quelques centimes. Ce qui est dommage avec cette situation vécue par 99% des blogueurs, c’est que l’on passe à côté de quelque chose : l’optimisation.

Ce que je pense, c’est que n’importe quel blog, si petit qu’il soit est tout à fait capable de générer des revenus mais que la plupart des gens l’ignore, faute d’information.

Dans cet article, je vous propose une méthode simple qui vous explique de A à Z comment optimiser ses gains avec son blog, et ce quelque soit sa taille. La différence notable entre un site à fort trafic et votre beau blog de tricot avec ses 25 uniques visiteurs par jour c’est juste une question de temps et presque pas grand-chose d’autre. Après tout si vous êtes affilié, vous vendez tous le même produit.

Supposez que vous avez une affiliation pour vendre de la laine et des aiguilles à tricoter. Sur votre beau site, vous avez mis des bannières en bas et à gauche il y a de cela un an et aujourd’hui, vous constatez avec effroi que vous n’avez jamais vendu quoique ce soit. C’est dommage, quand même.

Vous n’avez pas vendu, non pas parce que votre site est nul, mal fait et dépourvu de trafic mais tout simplement parce que vous oublié quelque chose d’essentiel : l’analyse des informations. Ainsi, vous auriez pu constater que personne ne clique jamais sur votre bannière du bas, qu’au contraire celle du haut semble fonctionner mais qu’elle ne vous fait pas vendre, etc.

Je vous propose maintenant de détailler précisément les deux étapes essentielles qui amèneront votre visiteur depuis votre site vers la réalisation d’une transaction : la transmission et la conversion.

  • La transmission est l’opération dans laquelle le visiteur de votre site clique sur un objet (bannière, lien hypertexte, etc.) qui le redirige vers la page de vente (Landing page).
  • La conversion est l’opération dans laquelle le visiteur réalise la transaction, un achat ou un formulaire rempli.

La performance de la transmission s’établit en calculant le pourcentage suivant :

Nombre de clics / impression du message * 100.

Ceci nous donne ce que l’on appelle dans le jargon le Click-throught rate (CTR). Bien évidemment plus ce ratio est important et plus le message est efficace. Il est difficile de déterminer un taux acceptable de transmission car cela va beaucoup dépendre de la nature du message. Néanmoins, cela vous donne un précieux indicateur. Si par exemple, vous êtes à moins de 1% de transmission, alors vous pouvez considérer que la campagne est un échec et qu’il faut revoir votre message ou votre support. Mais attention, il est tout à fait envisageable d’avoir un très faible taux de transmission avec à contrario un très haut niveau de conversion..

La performance de la conversion se calcule de la façon suivante :

Transactions / Nombre de clics * 100.

Là encore, vous obtenez une information précieuse : vous êtes capable de déterminer la quantité maximale de clics pour réaliser une transaction et ainsi de juger du potentiel commercial de la campagne.

Si vous avez assimilé ces deux principes alors vous avez déjà accompli 75% du travail.

Après la théorie, nous pouvons désormais entrer dans le vif du sujet.

La première chose dont vous devez disposer est d’un blog, par exemple un beau blog parlant du tricot et de la couture- rien de tel que de parler mode. Pour les besoins de la chose, ce sera du Wordpress car nous allons devoir utiliser un plugin fait rien que pour lui.

Ensuite, vous aurez besoin d’une plateforme d’affiliation, les gens qui vous payeront.

Ceci fait, nous choisissons une campagne en rapport avec la thématique de notre site. Inutile donc de prendre une vente pour des contrats d’assurances pour notre site de tricot. Pour commencer tranquillement, et aussi pour faire développer en vous l’espoir et l’optimisme, je vous conseille de débuter avec un formulaire, le CPA. C’est gratuit, donc le taux de conversion sera forcément supérieur aux autres. Lorsque vous aurez fait vos armes avec le CPA, vous pourrez passer aux ventes de produits.

Nous devons maintenant évoquer un sujet difficile : le support de la campagne. Pour ma part, il y a longtemps que j’ai laissé tomber les bannières, jamais assez performantes et trop cosmétiques à mon gout ; rien ne vaut un bon lien texte avec un message court et explicite, ce même message que l’on pourra modifier à sa guise et optimiser au grès des tests.

Pour afficher ce message, j’utiliserai le plugin d’échange de trafic que j’ai développé. Il s’agit d’une utilisation légèrement détournée de son but initial mais comme je vous l’ai déjà exposé, vous verrez qu’il convient parfaitement pour la circonstance ; il affiche les impressions et aussi le CTR du lien, en bref tout ce dont nous avons besoin.

Nous allons maintenant créer la campagne qui se résume à deux choses :

  • Notre lien d’affiliation
  • Une ancre stratégique, le texte du lien

Le but est d’obtenir le meilleur CTR possible. Pour cela vous devez choisir la meilleure des ancres, celle qui fera clic dans la tête de votre visiteur et aussi sur sa souris. Si vous optez pour un CPA où il est question de télécharger un PDF, je vous conseille d’utiliser un message comme
« Gratuit : télécharger le guide du tricot ! ».

Insistez bien sur le côté gratuit, les gens aiment beaucoup.

L’humour marche bien aussi :
« Aie, elle pique cette aiguille à tricoter !».

Sur les concours, les négations font un tabac :
« Vous perdez une Porsche », etc.

Lorsque vous avez choisi votre ancre, vous laissez tourner la campagne pendant un petit moment surtout si vous n’avez pas beaucoup de trafic. Pour ma part, j’attends d’avoir 120 impressions pour obtenir un CTR fiable. Ce chiffre singulier s’explique par le fait que dans vos impressions, vous avez toujours un certain nombre de déchets : ceux qui ne cliqueront pas, moteurs de recherche et autres scrappers qui hantent l’Internet. C’est donc à vous d’estimer le nombre de ces déchets. Pour limiter ces derniers, je vous conseille d’utiliser l’attribut nofollow. Dans notre exemple, je vais considérer que j’ai 20 robots pour 100 visiteurs.

Arrivé à 120 impressions, vous notez le CTR. Si vous avez moins de 1%, alors cela signifie que votre ancre n’est pas bonne, qu’elle n’accroche pas et que vous devez la modifier jusqu’à obtenir au minimum 1% de CTR. En dessous de 1%, vous perdez votre temps et aussi des gains, n’insistez pas et changez radicalement votre message.

Ce n’est que lorsque vous avez réussi à stabiliser votre CTR que vous pourrez vous rendre sur votre plateforme d’affiliation et y décortiquer vos statistiques. Attendez également d’avoir une centaine de clics pour calculer vos conversions (transactions / clics * 100). Cela peut prendre un peu de temps, mais soyez patient : la méthode est la bonne et ceux qui cliquent sur votre lien sont visiblement intéressés par ce que vous leur proposez. Ce sont des clients potentiels.

Encore une fois, vous allez avoir quelques déchets : clics invalidés, robots suiveurs, etc. Vous n’aurez que très rarement les mêmes chiffres entre la conversion et la transmission.

Nous examinons maintenant vos conversions. En dessous de 1% ; vous pouvez laisser tomber la campagne et le produit : il n’intéresse pas vos visiteurs, la page de vente est mauvaise et donc il n’y a rien que vous puissiez faire. Ne perdez pas de temps et choisissez autre chose.

Au dessus de 1% : félicitations, vous avez gagné de l’argent, on dit merci Thibaut ;-)

Vous constaterez que la conversion est parfois assez élevée. Sur du CPA, j’arrive parfois à obtenir plus de 15%, comme quoi la transmission est quelque chose de très important et qu’elle conditionne grandement la conversion.

Dès lors, vous avez deux alternatives : soit vous continuez avec une seule campagne en prenant régulièrement note du CTR et de la conversion afin de détecter un signe d’épuisement de celle-ci ; soit, vous incorporez d’autres campagnes avec le risque potentiel de diminution de gain : elles imputeront forcément du CTR et de la conversion à celle qui fonctionne bien.

Voilà, j’ajoute que j’utilise cette méthode et que j’en suis pleinement satisfait, surtout sur du CPA. Pour les ventes, la technique est rigoureusement identique mais il vous faudra adopter vos seuils de CTR: une conversion sur du gratuit n’a rien à voir avec du payant.

Soignez particulièrement votre transmission et vous pourrez avoir d’agréables surprises.

Bonnes conversions à tous.